Tous les articles par ASSOUMANE Habibou

Blogueur nigérien de Tahoua, je suis passionné de la lecture, des voyages. J'aime apprendre des autres. La rigueur, la responsabilité, l’engagement sont mes maîtres mots

I am back

Après une longue absence me voila encore de retour. Je sais que j’ai beaucoup manqués à mes lecteurs, car beaucoup d’entre eux m’ont contacté. Pourquoi on ne voit plus tes articles ? Qu’est ce qui ne va pas ? Cet article est en effet une réplique à certains propos à l’égard de l’équipe nigérienne de football lors de la dernière édition de CAN. Des 16 pays qui on participé à la 28e édition de la coupe d’Afrique des Nations, seule l’équipe Zambienne a atteint son objectif. Sans être parmi les favoris les plus proches, la Zambie vient de marquer une autre page de l’histoire du sport en général et du football africain en particulier. Rare sont les pronostiqueurs qui peuvent miser sur une éventuelle arrivée des Zambiens à une phase finale de la CAN. En battant de 8 buts à 7 l’équipe ivoirienne, la Zambie vient de se faire une place au soleil. La chance leur a sourit. Longtemps considéré comme les grandes nations du football africain et équipe favorite, la Côte d’Ivoire de Drogba a échoué devant les compatriotes de Kalusha Bwalya. Pendant tout le temps de jeu, les Zambiens ont su résistés à l’offensive des Ivoiriens sur de remporter cette coupe. L’arbitre et ses assistants ont su déjouer toutes les tentatives de tricheries de Drogba. Ce même Drogba qui pensait tout au fond de lui qu’une équipe comme celle du Niger ne doit pas aller à la CAN. La CAN n’est pas une affaire de famille. On participe à la CAN par mérite.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

Après le communiqué du prix du pétrole nigérien par le ministre chargé de la question, beaucoup de dents se sont grincées au Niger. Un reniement quasi-total a été observé par toutes les couches sociales nigériennes. Chacun de son côté, raconte ce que bon lui semble. Ce qui l’arrange. Tout le monde fait sa proposition de prix (vive la liberté d’expression en démocratie !). Le jour du démarrage de la vente du pétrole nigérien je m’attendais à un vrai soulèvement social. Vous savez pourquoi ? Le gouvernement n’a engagé aucune négociation avec quiconque (officiellement). Aucune menace proférée par les syndicats n’a été mise en œuvre. La raison la plus sure c’est que la majore partie des consommateurs de carburants aux Niger s’approvisionnent sur le marché noir : le Nigeria voisin. Parallèlement le gouvernement nigérian retire la subvention sur les hydrocarbures. Cela a fait que le pétrole du Nigeria est devenu plus cher que le notre. Un vrai hasard. Dès lors aucune société civile, aucun opposant, aucun contestataire du prix des hydrocarbures nigériens n’a levé le simple doigt. Au moment où les villes nigérianes s’embrasent sous l’effet de la contestation sociale au Niger le gouvernement rumine sa joie.

Les Nigériens n’ont-ils pas voulu à travers leurs réactions oublier le sens du patriotisme?

Le Niger désormais un pays producteur du pétrole.

Le mardi 28 Novembre 2011 à Zinder et plus précisément à Tanout ont eu lieu les cérémonies du lancement du premier baril nigérien du pétrole. Le Niger pays considéré comme dernier de la planète sur le plan du développement, vient à cet effet grossir la liste des pays producteurs de l’or noir. Le gouvernement et le peuple nigériens comptent beaucoup sur cette nouvelle richesse pour l’accroissement du niveau de vie au pays. Les cérémonies du lancement étaient grandioses à Zinder ce jour. Et la joie est nationale. Toutes fois il faut noter qu’à cette cérémonie aucun leader de l’opposition politique nigérienne n’était présent.

Au moment où les autres pays utilisent les produits agricoles pour développer le secteur minier, au Niger dira Mahamdou Issoufou « nous utiliseront les produits miniers pour développer notre agriculture ». Beaucoup de Nigérien fondent l’espoir sur ce pétrole. Rien ne peut justifier le contraire. Les autorités actuelles au rang desquelles le Président Issoufou doivent mettre tout en œuvre pour une distribution équitable de toutes nos richesses pas seulement celle du pétrole. L’instabilité liée relativement au pétrole dans certains pays peut être une leçon aux Nigériens. Car déjà, les prix provisoires communiqués par le ministère chargé du pétrole ont commencé à faire grincer les dents. Souhaitons à cet égard que les prix définitifs seront acceptés par tous et cela  en fonction du niveau de vie quotidien du Nigérien.

 

Les fœtus féminins ne sont pas les bienvenus en Inde

Ce matin quand je suivais des informations j’entendis dans un reportage sur une radio internationale, qu’en Inde beaucoup de familles ne veulent pas avoir d’enfant de sexe féminin. Après l’examen échographique si le couple découvre que l’enfant sera une fille il l’avorte. Selon le reporteur, cette activité malgré son interdiction rapporte beaucoup d’argent aux médecins indiens. Plus de 6 millions de fœtus sont avortés. Quel gâchis ! Cet reportage m’a permis de penser à tous ces défenseurs des droits de l’homme ; ces défenseurs de la cause indéfendable des droits de la femme. Sans être un cas particulier ce phénomène est bien d’une grande gène pour tout ce qui œuvre vraiment pour le respect du droit de valeur humaine. Aucune raison humaine ne peut justifier cet acte. Aucune science ou aucune raison sociale ne peut permettre un tel acte. Voila un vrai crime contre l’humanité. La communauté internationale au rang du quel la France et les États Unis doit revoir sa liste des pays « criminels ». La cour pénale  internationale (mais faite pour juger les responsables africains) doit chercher à Luis Moreno-Ocampo un visa  pour l’Inde.  Sinon il est entrain de perdre son temps en Libye en cherchant à satisfaire qu’aux besoins injustes et impérialiste « des patrons du monde ». Les médecins indiens sont plus dangereux que la prétendue association des terroristes ALKAIDA. Cet exemple indien s’il se produits sur une terre africaine, vous verrez une kyrielle de soit disant spécialistes de je ne sais quoi, atterrir dans nos capitales pour nous faire la morale. Nous seront à cet effet un sujet de discussion et de débat sur toutes les chaines du monde. Nous sommes un continent où tout le monde vient tester sa théorie et ses conneries sans être inquiété.

 

 

Un coup d’état avorté au Niger: A qui profit le complot?

Depuis un certain temps seul les journaux en font la une.  Ce complot découvert d’un coup d’état au Niger a été le sujet de discussion sur toutes les langues, dans presque tous les bureaux, dans toutes les fadas au Niger.   Au début la nouvelle circulait sous forme de rumeur. Le gouvernement nigérien a d’une manière à une autre refusé de commenter ou de confirmer cela.Traditionnellement au Niger, les rumeurs deviennent vraies. Dans son discours à  l’occasion du 51e anniversaire de la fête de l’indépendance le président Issoufou a confirmé l’existence de ce complot. Il a même précisé que certains militaires ont été arrêtés. Même si les noms des responsables et les personnes arrêtées n’ont pas été dévoilés à l’opinion publique, le peuple nigérien reste unanime : le coup d’état en ce moment n’a pas sa raison d’être. Aucune crise institutionnelle ni politique n’est visible dans le pays après les dernières élections. Vraisemblablement il existe encore dans ce pays des politiciens qui n’ont pas encore ruminé leur défaite. Ce complot contre la personne du président a été hâtif est très mal pensé. Bien qu’ils auront quelque chose à dire pour défendre leur forfait,  ils seront difficilement accepté par le peuple nigérien. Avanceront-ils comme argument le retard de la vente à prix modéré des vivres à l’occasion du mois béni de Ramadan ? Ou mettront-ils en exergue la toute dernière visite de Mahamadou Issoufou aux états Unis d’Amérique ? Où trouveront-ils ce fallacieux prétexte pour convaincre le dernier des Nigériens de la nécessité d’un putsch ou d’une élimination physique du président ? les complices d’un tel acte n’aiment guerre le Niger et les Nigériens. Ils n’ont en effet aucun sens de patriotisme. L’habitude est une seconde nature. Ceci prouve combien de fois, le militaire Nigérien aime le pouvoir. Toute fois, l’arrestation de ces  malchanceux militaires nous édifiera davantage sur leur réelle motivation. Laissons les chose à la justice nigérienne. Wait and see!

Les nouveaux fumeurs de narguilé à Tahoua, un héritage de la crise libyenne.

Le Niger fait parti des pays les plus concernés par la crise libyenne. Plus de 200 000 nigériennes ont fuit les bombardements de l’OTAN sur les villes libyennes en vu d’aider les rebelles à chasser Kadhafi du pouvoir. C’est beaucoup de familles nigériennes que cette situation a affecté sur le plan économique. Car, il faut le préciser les émigrés nigériens au Libye apportent un plus considérable dans l’économie nationale. Ces milliers de jeunes sont revenus en effet, gonfler le nombre des sans emplois que connaisse déjà le pays. Cela, a sans nul doute augmenté les activités des fadas. Par ailleurs, dans ces fadas, on remarque une pratique inhabituelle de consommation du narguilé communément appelé « harkila ». Avant la crise , les fadas où l’on consomme du narguilé se compte au bout de doigt. Mais maintenant, chacune a presque un narguilé. C’est devenu une mode ici.

Le Narguilé est une pipe à eau.  Il comprend un fourneau, un mat, un vase, un tuyau d’aspiration qui peut être muni d’un embout.  Selon les fumeurs, la composition du produit utilisé varie d’un pays à l’autre. Il est généralement mélangé de  tabac, de bois de Santal, d’Aloès, d’Ambre gris, de feuilles de roses et autres variétés locales et d’épices. Il est paqueté en sachet selon la bourse et la qualité. Consommé en groupe, beaucoup de consommateurs approchés pensent que le narguilé leur procure une paix intérieure. Il leur assure un équilibre psychologique.

Mais pour Ibrahim Maikaka dit IMK Assistant en chirurgie à la maternité Tassigui de Tahoua, cette consommation n’est pas sans conséquences. Certains esprits malins profitent de cette situation pour fumer du cannabis sans gène. bienvenue à une autre forme de délinquance!

La consommation de certaines viandes à Tahoua n’est pas sans risque

Après une longue absence aujourd’hui je reviens avec force et courage.  Je sais que j’ai beaucoup manqué à certains de mes lecteurs. RFI et la plateforme Mondoblog nous ont permit de créer une certaine amitié avec vous, parler ou plutôt de vous parler de nos quotidiens. Le présent article  parlera du mode d’acheminement de la viande à Tahoua de l’abattoir vers les points de vente dans la ville. Les conditions dans lesquelles cette viande est acheminée sont lamentables. Sans aucune couverture, c’est sur des motos, des voitures usées que les bouchées et autres vendeurs la transportent. Parfois, on voit même ces motocyclistes assis sur la viande. Pendant cette saison pluvieuse, Ils traversent des rues salles ; des points d’eaux stagnantes avant d’arriver à destination. Sur les étalages le constat est le même. La marchandise est exposée à toute sorte de contact de mouches ainsi que d’autres agents pathogènes. Sans aucune mesure de précaution ou de protection cette viande est vendue aux résidents de la ville. Devant cette situation ; la population qui est la première victime est restée muette. Les autorités et les services compétents sont quasi absents. Sans risque de se tromper, certaines maladies que souffre la population de Tahoua sont sans nul doute causées par ces aliments impropres.  On a coutume de dire  » ce qui ne tue pas engraisse ». Le fatalisme des uns et des autres rend la culture de la compétence et de l’excellence difficile chez nous. Cela dit, vu la mentalité des gens, il faut beaucoup de temps pour voir un réel changement des choses.

La première promotion de « l’école Mondoblog ».

Lancée depuis le mois de juin de l’année passée, le concours de création de blog intitulé Mondoblog est terminé. Consacré pour les jeunes, la deuxième phase de ce concours a regroupé une centaine de bloggeurs francophones. Le lundi 4 avril, le premier groupe des vingt sélectionnés ont commencé leur formation à Dakar la capitale sénégalaise . Pendant toute la semaine, les heureux élus ont été formés sur les différentes techniques de la création et d’animation des blogs. Pour beaucoup d’entre eux c’était peut être leur premier et dernier voyage au pays de la Térangua.Dakar n’a pas été seulement le lieu de stage ou de formation pour bon nombre de participants.  En effet, nos amis bloggeurs présents à Dakar ont eu à satisfaire leur curiosité, leur soif de voir, d’écouter et d’entendre. La formation de CESTI a été une grande chance pour tous les participants. Elle a été un grand cadre de donner et de recevoir. L’amitié virtuelle sur Mondoblog a été concrétisée à Dakar. Les souvenir de la formation seront gravés dans les mémoires et cette formation constituera sans nul doute un tremplin pour d’autre. Merci en tout cas à RFI et ses partenaires pour la réalisation de ce concours et la tenue de cette première formation!

Une autre page de l’histoire politique du Niger est tournée.

Rien n’empêche au destin de s’accomplir. L’homme à la maîtrise de beaucoup de chose mais sauf celle du temps. Le temps est si précieux, si important on ne le rattrape jamais une fois perdu.  Depuis hier midi, le Niger est rentrée à grand pas dans l’histoire. La roue de l’histoire politique nigérienne tourne inexorablement et personne ne peut la stopper. L’investiture hier jeudi, 7 avril de Mahamadou Issoufou entant que 8e président du Niger et premier président de la 7e république démocratiquement élu marque la fin de 14 mois d’un régime militaire dirigé par le Général de Corps d’armé Djibo Salou. Après la phase transitoire, le Niger a eu tous les yeux braqués sur lui. Il a passé aujourd’hui avec brio le test de la communauté internationale. Ce pays ouest africain a réduit à cet effet à néant les prières infectes catapultées par certaines mauvaises langues. D’aucun pensait que c’est la fin de ce beau pays au plus grand Sahara africain longtemps considéré comme le laboratoire de la démocratie. En matière de démocratie, le Niger reste et demeure un exemple qu’il n’en déplaise aux détracteurs. La CENI a organisé 5 scrutins pendant 6 mois. Ceci constitue une véritable épreuve dont beaucoup de pays ne réussiront guerre. De l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, ces élections ont été considérées de justes, équitables, transparentes et libres. Et cela sans que quelqu’un soit violenté, humilier ou brimer. Cela prouve par conséquent, combien de fois le Niger est un pays de paix, de tolérance et de concorde. Les nigériens se sont manifestés par les voies légales et de la façon la plus loyale. Maintenant, reste aux dirigeants de cette 7e république, de montrer au reste des nigériens, de quoi ils sont capables. Mahamadou Issoufou « Zaki » (le lion comme le surnommaient ces partisans) et ses alliés politiques ont du pain sur la planche. Dans ce monde rempli de gourmandise, le PNDS a un grand défi à relever. Vu les évenements politiques précedents, la classe politique nigérienne n’a pas droit à l’erreur. L’heure est au travail. Nous devons cesser toutes nos luttes partisanes et travailler pour ce beau pays. Nous devons à cet égard montrer à la face du monde que nous aussi nous sommes compétitifs. On doit cesser d’appartenir à cette catégorie de pays pauvres, sous développés qui attendent chaque jour que l’extérieur les aide en leur dictant ses principes.  A cette ère de globalisation et de mondialisation, les Nigériens de tous bords doivent conjuguer leurs efforts en vue d’une réussite globale.

La loi du thé

Le thé est une boisson stimulante, obtenue par infusion des feuilles du théier, préalablement séchées et le plus souvent oxydées. Selon certaines études le thé  a une vertu médicinale. Connu dans les sociétés touaregs, au Niger la consommation du thé est devenu une habitutde, une tradition pour toutes les couches sociales. Les marché nigériens sont aujourd’hui pleins de types de thé dont certes la qualité des autres reste à désirer. Ainsi, on a Flécha, Maibarewa, Dan Takoussa, Nigma pour ne citer que cela. Aucune des ces marques n’est produite au Niger. Le thé n’est pas une nourriture. Généralement il est consommé en groupe. Dans un baptême, une réunion le thé se voit à flot. Un jour quand je passais dans une fada à Tahoua, quelqu’un me ventait la vertu du thé. Il ajouta que le thé aujourd’hui a même une loi dont il me remit la copie. J’ai reproduit textuellement le texte reçu.

Selon cette loi :

Article 1 : L’imprévu n’a pas droit au thé tant qu’il n’a pas été servit d’avance.

Article 2 : la quantité du thé doit toujours être la même pour tous les éléments de la fada.

Article 3 ; Le serviteur du thé doit toujours donner le thé au plus proche de sa main droite.

Article 4 : La réserve du thé est interdite pour tout un chacun absent sauf si c’est un cas particulier.

Article 5 : Le serviteur du thé n’a pas le droit de se servir en première position avant de servir les gens.

Article 6 : personne n’a le droit de demander le thé tant que le serviteur ne lui a pas servi.

Article 7 : en cas de manque du thé, la priorité de payer le thé se repose sur tous les éléments de la fada.

Article 8 : Une fois le thé posé, personne n’a le droit de le sucrer si ce n’est pas celui qui l’a posé, sauf, s’il donne l’autorisation de le faire.

Article 9 : Le poseur du thé doit obligatoirement laver la théière et les verres du thé après chaque pose.

Article 10 : La quantité du sucre doit être examinée et adoptée par les éléments de la fada.