Archives pour la catégorie Economie

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

Après le communiqué du prix du pétrole nigérien par le ministre chargé de la question, beaucoup de dents se sont grincées au Niger. Un reniement quasi-total a été observé par toutes les couches sociales nigériennes. Chacun de son côté, raconte ce que bon lui semble. Ce qui l’arrange. Tout le monde fait sa proposition de prix (vive la liberté d’expression en démocratie !). Le jour du démarrage de la vente du pétrole nigérien je m’attendais à un vrai soulèvement social. Vous savez pourquoi ? Le gouvernement n’a engagé aucune négociation avec quiconque (officiellement). Aucune menace proférée par les syndicats n’a été mise en œuvre. La raison la plus sure c’est que la majore partie des consommateurs de carburants aux Niger s’approvisionnent sur le marché noir : le Nigeria voisin. Parallèlement le gouvernement nigérian retire la subvention sur les hydrocarbures. Cela a fait que le pétrole du Nigeria est devenu plus cher que le notre. Un vrai hasard. Dès lors aucune société civile, aucun opposant, aucun contestataire du prix des hydrocarbures nigériens n’a levé le simple doigt. Au moment où les villes nigérianes s’embrasent sous l’effet de la contestation sociale au Niger le gouvernement rumine sa joie.

Les Nigériens n’ont-ils pas voulu à travers leurs réactions oublier le sens du patriotisme?

Le Niger désormais un pays producteur du pétrole.

Le mardi 28 Novembre 2011 à Zinder et plus précisément à Tanout ont eu lieu les cérémonies du lancement du premier baril nigérien du pétrole. Le Niger pays considéré comme dernier de la planète sur le plan du développement, vient à cet effet grossir la liste des pays producteurs de l’or noir. Le gouvernement et le peuple nigériens comptent beaucoup sur cette nouvelle richesse pour l’accroissement du niveau de vie au pays. Les cérémonies du lancement étaient grandioses à Zinder ce jour. Et la joie est nationale. Toutes fois il faut noter qu’à cette cérémonie aucun leader de l’opposition politique nigérienne n’était présent.

Au moment où les autres pays utilisent les produits agricoles pour développer le secteur minier, au Niger dira Mahamdou Issoufou « nous utiliseront les produits miniers pour développer notre agriculture ». Beaucoup de Nigérien fondent l’espoir sur ce pétrole. Rien ne peut justifier le contraire. Les autorités actuelles au rang desquelles le Président Issoufou doivent mettre tout en œuvre pour une distribution équitable de toutes nos richesses pas seulement celle du pétrole. L’instabilité liée relativement au pétrole dans certains pays peut être une leçon aux Nigériens. Car déjà, les prix provisoires communiqués par le ministère chargé du pétrole ont commencé à faire grincer les dents. Souhaitons à cet égard que les prix définitifs seront acceptés par tous et cela  en fonction du niveau de vie quotidien du Nigérien.

 

Les nouveaux fumeurs de narguilé à Tahoua, un héritage de la crise libyenne.

Le Niger fait parti des pays les plus concernés par la crise libyenne. Plus de 200 000 nigériennes ont fuit les bombardements de l’OTAN sur les villes libyennes en vu d’aider les rebelles à chasser Kadhafi du pouvoir. C’est beaucoup de familles nigériennes que cette situation a affecté sur le plan économique. Car, il faut le préciser les émigrés nigériens au Libye apportent un plus considérable dans l’économie nationale. Ces milliers de jeunes sont revenus en effet, gonfler le nombre des sans emplois que connaisse déjà le pays. Cela, a sans nul doute augmenté les activités des fadas. Par ailleurs, dans ces fadas, on remarque une pratique inhabituelle de consommation du narguilé communément appelé « harkila ». Avant la crise , les fadas où l’on consomme du narguilé se compte au bout de doigt. Mais maintenant, chacune a presque un narguilé. C’est devenu une mode ici.

Le Narguilé est une pipe à eau.  Il comprend un fourneau, un mat, un vase, un tuyau d’aspiration qui peut être muni d’un embout.  Selon les fumeurs, la composition du produit utilisé varie d’un pays à l’autre. Il est généralement mélangé de  tabac, de bois de Santal, d’Aloès, d’Ambre gris, de feuilles de roses et autres variétés locales et d’épices. Il est paqueté en sachet selon la bourse et la qualité. Consommé en groupe, beaucoup de consommateurs approchés pensent que le narguilé leur procure une paix intérieure. Il leur assure un équilibre psychologique.

Mais pour Ibrahim Maikaka dit IMK Assistant en chirurgie à la maternité Tassigui de Tahoua, cette consommation n’est pas sans conséquences. Certains esprits malins profitent de cette situation pour fumer du cannabis sans gène. bienvenue à une autre forme de délinquance!

La consommation de certaines viandes à Tahoua n’est pas sans risque

Après une longue absence aujourd’hui je reviens avec force et courage.  Je sais que j’ai beaucoup manqué à certains de mes lecteurs. RFI et la plateforme Mondoblog nous ont permit de créer une certaine amitié avec vous, parler ou plutôt de vous parler de nos quotidiens. Le présent article  parlera du mode d’acheminement de la viande à Tahoua de l’abattoir vers les points de vente dans la ville. Les conditions dans lesquelles cette viande est acheminée sont lamentables. Sans aucune couverture, c’est sur des motos, des voitures usées que les bouchées et autres vendeurs la transportent. Parfois, on voit même ces motocyclistes assis sur la viande. Pendant cette saison pluvieuse, Ils traversent des rues salles ; des points d’eaux stagnantes avant d’arriver à destination. Sur les étalages le constat est le même. La marchandise est exposée à toute sorte de contact de mouches ainsi que d’autres agents pathogènes. Sans aucune mesure de précaution ou de protection cette viande est vendue aux résidents de la ville. Devant cette situation ; la population qui est la première victime est restée muette. Les autorités et les services compétents sont quasi absents. Sans risque de se tromper, certaines maladies que souffre la population de Tahoua sont sans nul doute causées par ces aliments impropres.  On a coutume de dire  » ce qui ne tue pas engraisse ». Le fatalisme des uns et des autres rend la culture de la compétence et de l’excellence difficile chez nous. Cela dit, vu la mentalité des gens, il faut beaucoup de temps pour voir un réel changement des choses.

Les conséquences de la crise politique en Côte d’Ivoire et au Libye pour les Nigériens

Les crises que connaissent ces derniers temps la Côte d’Ivoire et la Libye n’ont pas des conséquences seulement internes ou nationales. Le Niger est l’un des pays qui souffre beaucoup de cette instabilité. Car, se sont des dizaines de milliers de migrants nigériens, toutes catégories confondues qui séjournaient dans ces deux pays. La migration apporte une part très importante dans l’économie nationale au Niger. La crise ivoirienne a des conséquences économiques et sociales importantes  sur tous les  pays sahéliens enclavés de l’UEMOA. Elle rend très aléatoire l’approvisionnement des pays qui utilisaient le port d’Abidjan. Cette crise  réduit notablement les débouchés. Le blocage libyen et ivoirien rend certains projets de beaucoup de familles incertains. Les exodants Nigériens en Cote d’Ivoire et au Libye apportent beaucoup de soutiens à leurs familles. Vu l’allure des choses, la dégradation de l’état des bourses de ces familles est prévisible.  Aujourd’hui avec ces doubles crises, nul ne sait combien de famille seront dépourvues du nécessaire d’ici le début de la saison des pluies. Avec aussi certains aspects xénophobes de ces crises beaucoup de nos compatriotes seront maltraités. Déjà en Libye on parle d’implication des mercenaires d’Afrique noire. Ce qui explique que,  l’après crise sera aussi une autre épreuve rude pour nos concitoyens. Les affrontements entre les deux camps opposés n’épargneront pas les populations étrangères. Ces derniers, surtout en Libye ont fait beaucoup l’objet d’acte de discrimination, d’intimidation et de séquestration de toutes sortes. Cette fois ci encore on risque le pire.

Les films Hausa, une industrie en plein essor

Les hausa films ou les films Haoussa ont monopolisé le marché de films en Afrique de l’ouest. Débutés dans les années 90, ces films connaissent aujourd’hui un essor considérable. Ils ont remplacé complètement les films indous ou autres westerns. Ces films ont eu l’approbation de toutes les sociétés hausa  en Afrique et à l’étranger. Affirmant l’identité hausa, les films hausa communément appelés « DANDALIN SOYAYA »occupent une place de choix  dans l’industrie cinématographique ouest africaine.  Les acteurs comme Sani Danja, Ali Nouhou, Ibro, Baban Chenedu font la fièrté de tous les specteteurs. A travers ces films c’est la cultures et la tradition hausa qui se grandit. Majoritairement animé par les Nigérians, puis les Ghanéens et tout récemment les Nigériens, ces films sont réalisés et sponsorisé par des compétences purement locales. Aujourd’hui, dans les salons, dans les boutiques, les voitures et autres lieux de divertissement seules les productions « DANDALIN SOYAYA »cartonnent. La population les aime et les consomment. Depuis leur introduction, les films indous et autres films d’action ne sont plus projetés comme avant dans les maisons de cinéma et les vidéos clubs. La plus part de la population haoussa est heureuse avec les films haoussa et l’industrie elle-même. Toutes fois, certaines personnes pensent que ces films contribuent progressivement à la détérioration de la riche culture de l’homme haoussa en la remplaçant par une culture étrangère. Mais, le problème majeur de l’industrie des films haoussa est son attachement trop facile aux films indiens. Nos acteurs ou producteurs veulent beaucoup imiter les indiens. Ceci  constitue une violation de la politique du droit d’auteur. En fait, c’est un gros problème qui est là pour rester, si on n’y prend pas garde. On  le reproche toujours à ces réalisateurs, producteurs, acteurs, musiciens et chanteurs qu’ils ne comprennent pas les règles et règlements régissant le droit. Nous espérons pour de meilleurs dans un proche avenir, car nous avons ce qu’il faut pour réussir. Talent, je pense est naturellement donnée à chaque individu. Arrêter de photocopier directement ou indirectement.

Un incendie a ravagé une partie du grand marché de Tahoua

Le vendredi 11 février une grande partie du grand marché de Tahoua a pris feu. Juste après la prière de Maghreb, un court circuit selon les témoins sur place a provoqué cet incendie. La nuit tombait,et  tous les accès menant dans le marché sont obscurément occupés par les commerçants. Aussi, les annexes construites aux alentours des boutiques ont facilité la propagation du feu assez rapidement dans tout le marché. Les constructions anarchiques que j’ai fait cas dans l’un de mes précédents articles ont  rendu le travail des pompiers très difficile. À leur arrivée une fois vidé leurs premières citernes, ils ont trouvé les fontaines réservées au cas d’incendie vides. Certains quartiers de la ville manquent encore d’eau. Cela a fait que les canaux conduisant à ces fontaines ne sont pas alimentés. Jusqu’au jour suivant, on remarquait quelques nuages sporadiques de fumés. Jusqu’à hier matin, l’accès au marché est interdit à toutes les personnes. Dans tous les cas se sont des millions qui sont pris en fumé ce vendredi.  Vu le  moment au cour du quel s’est déclarée le feu (début de la nuit) certains esprits malveillants ont profité de la situation pour voler. Beaucoup d’hommes et de femmes sont surpris en flagrant délit et arrêtés. Le samedi matin le gouverneur de la région de Tahoua le Col. Issa Kaché accompagné de ses proches collaborateurs ont rendu visite au marché et constaté les dégâts. Cet incendie a suscité beaucoup de débats à Tahoua. Tous les résidents ainsi que les commerçants sont unanimes que c’est leur exploitation gourmande de l’espace du marché qui est la cause principale des pertes encaissée ce vendredi.

Les constructions anarchiques menacent le plan cadastral de la ville de Tahoua

Carte de Tahoua

La ville de Tahoua, depuis plusieurs temps, subit un accroissement d’habitat insalubre et multiforme. Ce phénomène, est dû aux effets pluriels de la poussée démographique, socio-économique et culturelle profondes. Cela implique d’imposants changements radicaux dans l’organisation sociale et spatiale des agglomérations dans la ville. aujourd’hui se sont des boutiques non réglementaires, qui sont construites sans plan d’ensemble, dépourvus de toute infrastructure de base. Certains lieux publiques sont invisibles du fait qu’ils son encerclés par des boutiques. Comment peut-on imaginer une discothèque à la devanture d’une école. Elles sont nombreuses des vendeuses de nourriture qui s’agglutinaient autour des hôpitaux. Dans certaines parties de la ville, on ne parle même pas de trottoir pour les piétons. Les gros camions et autres taxi-moto stationnent où ils veulent et quand ils le souhaitent. Cela rend la ville insalubre tout en mettant en péril la sécurité et la santé publiques. Certains  quartiers à Tahoua de part leur structure ressemble beaucoup plus aux villages. En dépit de tous des efforts consentis par les différents Maires dans le domaine de l’habitat, la situation reste préoccupante. Les autorités municipales sont de prêts responsables de toute cette situation. Pour garnir leurs caisses ils vendaient ces espaces à tout celui qui manifeste le besoin. Devant cette anarchie, le manque d’hygiène, l’insécurité et délinquance se mêlent pour former un quotidien de vie insatiable. Au lieu que l’habitat anarchique et l’habitat insalubre soient maîtrisés, ils n’ont fait que proliférer du fait du non respect des règlements et des normes, sous différents prétextes et justifications inconsistantes. Au nom de la pauvreté les populations refusent d’obtempérer. « Nous sommes dans un pays très pauvre, ces reformes il faut les laisser aux pays riches et développé ».  Ils se cachent parfois derrière des idées politiques. « S’ils nous chassent d’ici, nous ne voterons  pas pour leur parti aux prochaines élections ». Tous les  moyens sont bons pourvu que l’intérêt soit acquis.

Problème de loyer à Tahoua

L’une des difficultés que rencontre un étranger venu s’installer à Tahoua est le manque de logement. Les maisons à louer font défaut à Tahoua. Contrairement à certaine villes du Niger, même s’ils existent, les « célibatérium » se comptent au bout de doigt à Tahoua. Les  rares villas à louer ne sont pas à la porter de tout le monde. Beacoup de Nigériens vivent toujours en dessous du seuil de la pauvreté.  Pour avoir une maison il faut d’abord informer ses camarades ou voisins d’avance deux à trois mois. Le fonctionnaire qui veut quitter ou changer sa maison, informe un autre fonctionnaire qui lui aussi s’il n’a pas le besoin informe un autre, ainsi de suite. Non seulement ils sont rares et coûtent cher, certaines maisons à louer à Tahoua ne répondent à aucune norme ou standard. Depuis la crise alimentaire de 2009 qui a vu l’arrivée de beaucoup d’ONG humanitaires dans la région, le prix du loyer s’est vertigineusement grimper.  Chercher  une maison à louer aujourd’hui à Tahoua pour soi ou pour quelqu’un, est un vrai casse-tête. Cela équivaux à chercher « les poux sur une tête rasée ». Même si on en trouve, elle doit être de mauvaise qualité ou à un prix exorbitant. Le système de contrat de bail n’existe pas. Tout se fait de bouche à bouche, de façon informelle. Cela rend parfois délicates les relations entre le locataire et le propriétaire de la maison qui peut l’expulser quand il veut. Il peut rehausser les frais du loyer sans aucune raison ni t’avertir. Il se cache toujours derrière des prétextes fallacieux : » Le vrai propriétaire de la maison est revenu de l’exode » ; « mon enfant se marie la semaine prochaine et c’est ici qu’il doit vivre avec sa femme» ; « j’ai vendu la maison elle ne m’appartient plus » ; etc.

Dans les programmes politiques des différents gouvernements qu’a connus le Niger, la question du logement est presque inexistante. De nos jours le secteur immobilier est très promoteur. Les opérateurs économiques de Tahoua et du Niger doivent penser à investir dans ce domaine. Ils allégeront à travers cela, la souffrance des populations en matière de logement. L’État ainsi que les nouvelles autorités municipales une fois installées, doivent ausi, faire de l’accès aux logements  une priorité fondamentale.

Le maraichage au Niger:Forces et faiblesse

Le Niger est un pays d’Afrique subsaharienne dont l’économie repose avant tout sur  l’élevage et l’agriculture. Cette dernière représente 40 % du PIB national. Elle  mobilise à elle seule, 91 % de la population. Malgré sa situation désertique l’agriculture constitue l’un des piliers de  l’économie nigérienne. Ainsi pour assurer la sécurité alimentaire ces populations développent des cultures maraîchères ou cultures de contre saison. Après la fin des cultures hivernales, le maraichage devient une source de revenu pour beaucoup de jeunes Nigériens. Il leur permettant en cela, de subvenir aux dépenses de la famille s’ils ne sont pas partis en exode. Avec leur petit outillage agricole (la houe, le coupe-coupe, la hache, le couteau, etc) ces agriculteurs mettent en valeurs des lopins de terres acquis tous grâce à héritage (rare sont ceux qui louent). dans la plus part des cas, cette activité est pratiquée à partir des puisards, avec des moyens très rudimentaires. De façon artisanal, ils produisent une très grande quantité de tomates ; de chou, de laitues, d’oignons pour ne citer que cela. Cette pratique constitue un tremplein au développement de beaucoup de région au Niger.

Les cultures maraichères sont profitables au Niger. Cette année, rien qu’avec la culture d’oignon assez de jeunes ont encaissé des millions de nos francs.  L’oignon est devenu il y a deux mois de cela, « l’or noir » des nigériens. Toutes fois il faut noter que, le maraichage dans ce pays se heurte à certaines difficultés. On peut citer entre autre l’insuffisance des eaux souterraines liée véritablement à la pluviométrie peut abondante. Les motopompes et autres engrais ne sont utilisés que par quelques producteurs aisés. .Une ignorance des techniques de conservations des produits agricoles .Les techniques agricole utilisées sont jusqu’ici rudimentaires et les moyens modernes presque inexistants. La grande majorité des agriculteurs au Niger  n’ont pas accès aux crédits. Le caractère informel de la production ainsi que de la commercialisation de certains produits maraîchers en particulier l’oignon ne permet pas d’apprécier sa contribution sur revenus producteurs et à l’économie nationale. Ils manquent en générale de formations et de sensibilisations. Un faible accès aux produits phytosanitaires menace aussi les productions chaque saison.

Ce secteur est si important, pour cela  nos dirigeants doivent beacoup investir.