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La déconstruction de l’identité Hausa (partie 2)

Ce article est la suite de celui publier hier.

J’entends par déconstruction de l’identité Hausa, toutes les manœuvres visant à dévaloriser, à anéantir ou à réorienter tout l’héritage culturel Hausa en vue d’amener les Hausa à accepter et internaliser leur infériorité par rapport surtout aux Européens. Les Européens, pour affirmer leur supériorité et leur toute-puissance, avaient besoin de ravaler aux rangs de civilisations inférieures, toutes les civilisations ou les cultures des pays conquis.

Par les Jihadistes

Pour le cas des Hausa, la déconstruction a commencé depuis le jihad où beaucoup de marqueurs identitaires hausa ont été soit profondément modifiés, soit même complètement niés. Ainsi, le premier marqueur d’identité étant l’occupation d’un terroir  (territoire=terroir+histoire), Abdallah ben Fodio conteste l’antériorité des Hausa dans la région de Konni où ses ancêtres seraient arrivés vers 1450. Abdallah ben Fodio (Hodgkin 1975 : 241) prétend que les Peul, plus précisément ses ancêtres ont précédé, dans cette région, les Hausa et les Touareg.

En outre, avec l’avènement du Jihad et l’importance de l’élément peul dans la sphère du pouvoir, un nouveau concept prend naissance pour altérer le fait ethnique hausa lui-même : le concept de hausa-Fulani, terme servant à désigner désormais les populations qui ont toujours représenté l’ethnie et la culture hausa. Comme « participer au pouvoir c’est édicter la norme[i] », ce concept de Hausa-Fulani a  été vite répandu et peut être considéré comme une version altérée de la thèse hamitique.

Enfin l’héritage intellectuel hausa, notamment les documents écrits auraient été si l’on en croit Barth, détruits par les Jihadistes. Il écrit (Barth, 1965 : I : 474) « … indeed, it is to be lamented that the books containing a comprehensive history of this nation have been destroyed intentionally by the Fulbe, or Fellani, since the conquest of the country [Jihad] in order to annihilate, as far as possible, the national records”. Si l’on se souvient de l’accusation formulée par l’alim du Borno Mohamed El Kanemi contre les Jihadistes à propos de la destruction des documents, cette information de Barth prend toute sa dimension.

Par les administrateurs coloniaux

a)     La manipulation des sources de l’histoire hausa

La déconstruction de l’identité hausa sera menée avec une politique peut-être planifiée, avec l’invasion européenne du pays hausa. Les deux puissances qui se partageront le pays hausa, la France et l’Angleterre, ont une grande expérience de conquête des pays musulmans, la première en Algérie et au Sénégal, et la seconde en Inde. D’ailleurs la peur de l’islam développée par l’Europe depuis les Croisades, a été renforcée par l’histoire de l’empire Othoman et les expériences coloniales. Georges Hardy disait « avant l’islam l’Afrique n’était que rude ; avec l’islam, elle va pour des siècles devenir enragée » (Gouilly 1952 : 249).

Beaucoup de précautions seront prises par les explorateurs qui traverseront le pays hausa : certains prendront des noms musulmans ; d’autres respecteront les mosquées et les fêtes religieuses ; tous truffaient leurs discours et leurs correspondances des sentences religieuses et du nom de Dieu. D’ailleurs les Britanniques, une fois au pays hausa, se sont réclamés de la descendance du Prophète Mohamed et donc se présentaient comme des Shurafa (sing : Shérif)  (Junaidu 1990 : 238) et insistaient pour être appelés turawa (sing : bature c’est-à-dire Européen) plutôt que Nasara (chrétien)  (Paden 1973 : 53).

La déconstruction coloniale de l’identité hausa va commencer avec la manipulation des sources de l’histoire du pays hausa[ii].

Dans le choix et l’interprétation des sources, les Français ont accepté, sans aucune critique, les deux Tarikh Songhay alors qu’en général les Africanistes européens traitent avec légèreté les sources arabes. Même les Anglais n’ont émis, (à part N. Levtzion qui a fait une critique du Tarikh El Fettash en 1971) aucune critique contre eux. Cette prise de position, qui semble atone, est pourtant une entreprise sournoise de dévalorisation des sources hausa. C’est une forme de conspiration contre le monde  hausa qui fait les frais des préjugés et des appréhensions des uns et des autres. Pour les Français, il fallait « accorder une place privilégiée à l’ensemble Mali-Songhay, plutôt qu’à l’ensemble Hausa, sans doute parce que ces derniers étaient considérés… comme susceptibles d’être satellisés par le Nigeria voisin, et donc par l’influence anglo-saxonne ». (Rey 1994 : 115). Pour les Anglais, il fallait être prudent car ils craignaient « une satellisation du pays hausa par l’ensemble musulman francophone allant du Maghreb au Mali, au Niger et au Tchad…  Les Anglais ont pris bien plus appui sur les ethnies du sud du Nigéria que sur les Hausa » (Rey 1994 : 115-116).

De plus, les Anglais ont fait comme si l’histoire des Hausa commençait avec le Jihad et ils ont complètement laissé de  côté les chroniques de Kano, de Katsina et du Borno (Rey 1994 : 116). Ceci s’explique par le fait que, grosso modo, le découpage colonial suit le découpage du temps du Jihad et de la résistance, les anciennes aristocraties détrônées par les Jihadistes se trouvant en zone française, toute revalorisation de leur histoire à travers les sources postérieures au Jihad accroîtrait le prestige déjà important de ces anciennes dynasties aux yeux des populations hausa de zone anglaise. La publication de Sudanese Memoirs, a été faite de façon imprudente par H.R. Palmer en 1927, avant que cette politique ne soit définie (Rey 1994 : 116). Une autre façon de déconsidérer les sources hausa, fut l’intérêt manifesté par les auteurs anglo-saxons arabisants pour les chroniques de Gondja dont l’étude  pourrait dévaloriser les sources du Nord-Nigéria, surtout par rapport à la date d’ouverture de la route de la cola entre le Gondja et le pays hausa :  « toute la politique de recherche de l’Univers anglo-saxon dans ce domaine [ l’ouverture de la route de la cola] consistait à privilégier les sources gondja par rapport aux sources hausa » (Rey 1994 : 117).

b) la déconstruction religieuse et culturelle et la résistance hausa

Quand les Britanniques avaient conquis Sokoto le 15 mars 1903, ils avaient pensé avoir écrasé les musulmans une fois pour toutes et le Résident de Bauchi a même affirmé que « the Muhammadan population will not rise again » (Junaidu 1990 : 238). Mais puisque toute domination a pour corollaire la résistance, les Musulmans du pays hausa vont, selon les circonstances opposer une résistance culturelle à cette attitude dévalorisante initiée par les Européens. En avril 1928, c’est le Sultan Muhammad Tambari (1924-1931) lui-même qui refusa de serrer la main de Lady Thomson l’épouse de Graeme Thomson, gouverneur du Nigeria de 1925 à 1931. Pour le sultan, il était incorrect pour un amir-al-Muminin de serrer la main d’une infidèle (Tibenderana 1974 : 297).

C’est un double jeu que les Britanniques étaient en train de faire : d’une part ils disaient qu’ils n’interféreraient  pas dans les affaires religieuses (Lugard l’a dit au Lamido de Adamawa en 1901) et d’autre part ils encourageaient les Missionnaires chrétiens à installer leurs centres en zone musulmane (Doi : 1984 : 78) « le monde hawsa, dans sa construction socio-historique, a développé une subjectivité avec la culture islamique qu’il a assimilée durant plusieurs siècles, ce qui a permis de résister efficacement à l’idéologie européenne et à son véhicule : l’école moderne ». Entre les autorités coloniales et les populations autochtones donc, la religion constitue le terrain privilégié de confrontation. Plusieurs stratégies ont été utilisées par les Britanniques au Nord-Nigéria pour propager le christianisme à travers l’école. Ils encourageraient la prolifération des écoles laïques dans les zones islamisées ; en d’autres terme, alors qu’ils consolidaient les efforts des missionnaires, ils minaient les forteresses musulmanes sous le prétexte de laïcité (Junaidu 1990 : 243). L’une des conséquences de l’école européenne, c’est de considérer que quiconque ne sait pas lire et écrire en langue européenne est un analphabète. Ceci constitue une aberration au pays hausa où littérature arabe et ajami s’est développée il y a plusieurs siècles et où l’érudition s’est déclinée en création de poste de Dan Masani dans l’Etat de Katsisna, surtout comparé aux Européens de bas niveau envoyés dans les colonies.

Mais c’est dans la résistance à l’école et à l’acculturation que la société hausa a montré l’efficience des normes qu’elle a sécrétées et qu’elle a inculquées à ses membres. Au Nord- Nigeria par exemple, il était difficile pour l’élite (éduquée à l’anglaise) de s’habiller à l’européenne ; les enseignants, au sein des populations autochtones devaient porter des pantalons amples, des boubous (jelabba), la chéchia et un  turban. La cravate, la chemise, le pantalon serré ou la veste étaient évités même par les plus radicaux parmi l’élite (Junaidu 1990 : 239).

Un autre motif de résistance à l’école occidentale, c’est son écriture qui commence de la gauche vers la droite, contrairement à l’enseignement coranique. Et certains auteurs arabes ont  montré l’avantage de la droite sur la gauche.

Al Nawawi a expliqué que la main droite est utilisée pour toutes les choses honorables et nobles et à l’opposé la main gauche devrait être utilisée (Junaidu 1990 : 244). L’importance de cette interprétation n’est pas dans le geste qui est dans tous les cas accompli avec la main droite mais dans la symbolique et la portée psychologique qui oppose la manière de l’Européen colonisateur à celle du musulman.

L’échec du Jihad par l’épée avec la défaite de Sokoto en 1903,a conduit les Musulmans du pays hausa à fourbir d’autres armes autrement plus performantes : la plume et la poésie. Le développement de la littérature écrite et orale militante, a été un trait caractéristique de la résistance hausa à la domination européenne sous toutes ses formes. L’expression hausa  « dan ja mai kaka nesa » (l’homme rouge qui a abandonné son grand-père loin d’ici) traduit toute l’idée que le Hausa se fait de l’homme blanc, aventurier, intrus, dépaysé et impoli (celui qui a abandonné son grand-père n’a donc pas profité de son éducation). Les poètes hausa ont apporté une contribution très importante dans la formation d’une conscience collective répulsive contre la culture européenne. L’un de ces poètes, Malam Labo Dan Maria de Sokoto dit ceci :

Bissimillahi na nufi zani waka

Bisa makiya Muhammadu Annasara

i.e.     Je commence par le nom de Dieu à composer une chanson

Contre les ennemis du Prophète Muhammed, les Européens

Nasara fari garesu bisa jikinsu,

Cikin su baki kirin basrin Nasara

i.e.     Les chrétiens sont blancs de peau

Mais  à l’intérieur [dans leur cœur] ils sont aussi noirs que le charbon.

Da micewa abinsu shina da kyawo,

Abar fissai ka sashi cikin nasara

i.e.     Quiconque dit qu’ils ont amené quelque chose de positif,

Doit lui-même être classé parmi  les chrétiens (Junaidu 1990 : 245).

Un autre poète s’attaque aux papiers aux entêtes officielles et au bic des Européens.

Amshi takardunka da babu Basmala

Babu salati babu sunnan Allah

Al kalaminsu mai kamar masilla

Da taddawa tutut tann dalala

i.e.     Prend tes papiers qui n’ont pas de Bismilla

Pas de Louanges pour le Prophète, ni nom de Dieu

Leur bic ressemble à une grosse aiguille

Avec l’encre qui coule sans cesse (Junaidu 1990 : 247).

Cette croisade tous  azimuts contre le colonisateur et sa culture a imposé des barrières impénétrables dans la conscience collective du pays hausa. Cette lutte se prolongera sur le terrain politique.

c)     La déconstruction du génie politique hausa

L’engineering politique qui se décline en création d’Etats, d’institutions (solides et pérennes) et d’un vocabulaire politique, a été étudié et analysé comme fait dynamique et endogène, ceci de façon indiscutable[iii]. Les palais royaux et les rites qui accompagnent leur occupation sont des expressions du pouvoir que même les jihadistes n’ont pas pu éviter[iv]. C’est tout cet héritage que le colonisateur tente de nier.

Le premier élément qui débute la déconstruction politique au pays hausa, c’est que le colonisateur  a privé les souverains de leurs moyens de gouverner et de leur souveraineté (De Latour 1987 : 128).

Maurice Abadié, colonel breveté d’infanterie coloniale, dans une étude consacrée à la colonie du Niger, présente ainsi les Hausa : « malgré leur effectif élevé, [les Hausa] n’ont pas joué de rôle politique important et ils ont été souvent soumis par leurs voisins. Peuple de cultivateurs au tempérament peur guerrier, manquant de fierté et de courage, ils n’ont pas cessé d’être razziés et traités en captifs ». Abadié (1927 : 124).

Ce type d’appréciation non seulement dénote une connaissance limitée des réalités dont on parle, mais surtout il est à la base de certains choix  d’alliés locaux auxquels on donne une personnalité d’emprunt, en se basant  sur l’idée de Lyautey qui affirme que « il y a dans toute société une classe née pour la diriger.  La mettre dans nos intérêts… » (De Latour 1987 : 128). Pour faire fonctionner leur système,  les colonisateurs ont fait des alliances surtout avec les sociétés qui avaient intérêt à le faire, c’est -à -dire celles qui n’ont pas produit un système fiable et cohérent de promotion sociale et dont les horizons étaient quelque peu limités. Dans le cas français, la cooptation d’une ethnie est toujours suivie d’une déconstruction des autres et en général cette déconstruction apparaît comme une réponse aux attitudes car « la France ne collabore qu’avec les Africains qui l’acceptent » (Gouteux 1998 : 160).

Avant même l’avènement de la colonisation, la monétarisation de l’économie, la primauté de l’avoir sur l’être, l’alliance du pouvoir économique et politique (mai kudi abokin Sarkin : le richard, ami du roi) le  passage à une conscience nationale, ont transformé complètement la société hausa au point où, face à ce système endogène et efficace, la colonisation ne fournit pas, en terme de promotion sociale (pas plus que l’Etat post-colonial) de perspectives significatives d’où la distance gardée par les Hausa face aux « affaires coloniales » et même face aux régimes nés des indépendances.

Conclusion

L’identité hausa s’est construite sur des éléments de référence  pertinents : un pays occupé par les Hausa depuis la nuit des temps et dont le nom (Kasar Hausa ou tout juste Hausa : pays hausa) se confond avec celui de la langue (hausa) ; une ethnogenèse fondée sur l’absorption progressive d’autres groupes ; une culture où l’animisme  et l’Islam se côtoient et qui se renforce de la référence la plus pertinente pour une société qui professe les valeurs islamiques (référence au monde et à la culture arabes) ; enfin une capacité d’adaptation et de création littéraire et artistique (apparition du néologisme Kanowood[v]) qui accompagnent des fortes institutions politiques.

C’est avec cette « personnalité » que la société hausa a « accueilli » les colonisateurs qui ont très vite perçu la différence entre les sociétés qu’ils avaient en face et auxquelles ils devaient imprimer un même rythme. Pari perdu malgré la déconstruction de cette identité hausa tentée par le colonisateur : écrits insultants dans le littérature, transfert de la capitale du Niger de Zinder (capitale du Damagaram créée par Suleman dan Tintuma Kirajé en 1812) à Niamey (un hameau) ; dévalorisation des sources de l’histoire hausa elles-mêmes, etc…

La résistance à l’acculturation a tout naturellement conduit le colonisateur à maintenir les Hausa à l’écart de son cercle (même les Britanniques au Nord-Nigéria ont privilégié l’élément peul) et l’Etat post-colonial n’étant qu’un pâle reflet de l’Etat colonial, a continué la même politique. Ce sentiment d’exclusion du pouvoir (même lorsqu’ils sont cooptés, c’est pour des fonctions périphériques) renforce le sentiment identitaire même s’il est très difficile pour les Hausa de développer une conscience tribale, étape depuis longtemps dépassée par leur société. Ils semblent donc plus aptes à poser le débat politique sur une base nationale plutôt qu’ethnique.


[i] Voir Dupret B et J.N. Ferrié 1997 « Participer au pouvoir c’est édicter la norme : sur l’affaire Abu Zayd (Egypte 1992-96) » Revue française de Science politique, vol 7, n° 6, pp. 762-775.

[ii] Beaucoup d’informations nous viennent de R Ph.-Rey 1994 voir  références

[iii] voir Abdullahi Smith 1987, Bala Usman 1981, Mahamane Addo 1998.

[iv] Par exemple de grands Etats comme le Songhay n’ont pas érigé de grands palais et Jouder aurait dit « The home of a donkey-driver in the Maghrib was superior to the Askia’s palace », ce qui l’aurait découragé sur la richesse tant chantée du Songhay – Voir N. Levtzion (1975 : 154).

[v] Kano produit des films Dandalin Soyeya (l’Arène de l’Amour) très prises chez les Hausa et les non-Hausa. Comme Hollywood (USA), Ballywood (Bombay pour les fils Hindous), Kanowood veut dire industrie cinématographique de Kano.

Mouloud, le Noël des musulmans

Hier nuit, tous les musulmans Nigériens de la confrérie « Tijania » ont célébré la fête de Mouloud. Toute la nuit, dans des mosquées ou autres lieux réservés à l’événement, ils ont entonné des chants à la gloire de Mohamed  (SAW) prophète de l’islam. Cette  fête qui consacre l’anniversaire de la naissance du dernier prophète ( paix et bénédiction de Dieu sur lui)  se pratique dans presque tous les pays musulmans. Au Niger, c’est toute la journée qui est chômée. La fête du mouloud constitue une grande rencontre annuelle pour certains musulmans. Chaque année à la même date se sont des prêches, des chants religieux, des récits historiques retraçant la vie de Mohamed et de ses compagnons à travers les grandes écoles concernées qui sont écoutés. Pour les adeptes de cette fête, mouloud est une grande occasion en or qu’il ne faut pas rater. De tous les coins du pays où elle se célèbre, les gens boivent, chantent et même dansent à volonté. Néanmoins, cette fête ne rencontre pas l’agrément de toutes les confréries musulmanes du pays. Certaines voient en elle une activité anti islamique.  Pour les plus radicaux, mouloud est une innovation qui n’avait pas eu lieu au temps du Prophète ni moins au temps de ses compagnons ou des pieux prédécesseurs. Ils réaffirment à cet égard que, c’est une innovation blâmable et un égarement qui mène au châtiment douloureux (Feu du Jahanama). La célébration de la fête de mouloud ou  Mawlid (ça dépend de la prononciation) divise bien des musulmans. Chaque jour, chacun essaye en ce qui le concerne, à démontrer au camp adverse son « égarement ». Chaque camp tient toujours sur ses positions. Au vu des choses, il est bien difficile de croire qu’un jour si ces oppositions cesseront. Dieu seul est connaisseur !

Noël, une fête religieuse ou un anniversaire ?

Noël est une fête chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus de Nazareth, appelée fête de Nativité. À l’origine, cette fête était païenne et existait sous des formes différentes pour marquer le solstice d’hiver. Beaucoup de contradictions se développent autour  de cette date. Les Évangiles ne donnent aucune précision quant à la date de la naissance de Jesus. Pour certains, « la naissance de Jésus est traditionnellement fêtée le 25 décembre, mais cette date est entièrement conventionnelle, et n’a rien d’un « anniversaire ». Si c’est un anniversaire, où est donc le célébrant ? Jésus le sauveur a été trahi par ses propres disciples. Il a  quitté ce monde de façon lamentable. Mort sur une croix juste à cause de ses opinions (prêches) qui ne plaisaient pas aux gouvernants de l’époque, il a été mal compris par ses condisciples. Jésus n’a pas eu tout le temps de finir sa mission (Il me semble) . C’est pourquoi, peut être, il reviendra. Historiquement, ni l’année ni le jour de la naissance de Jésus ne sont pas connues. Peut être pendant son éventuel retour les hommes vivants de l’époque connaitront la vrai date de sa naissance. Toute fois, il faut noter que même si la date reste problématique, pour beaucoup d’économistes, Noël reste et demeure un meilleur moment pour l’économie dans l’année. Dans les pays à forte densité chrétienne, les commerçants frottent leurs mains pendant la fête de Noël. Cela, compte tenu de la fanfare et des milliards dans les dépenses qu’elle génère. Mais certains pensent que nous  serions mieux sans lui.

La fête de noël endeuillée à Jos au Nigéria

Les conflits inter ethniques sont devenus fréquents dans les pays africains. Au Nigeria l’État de Jos est depuis un certains temps secoués, déchirés par des guerres fratricides. Les conflits à Jos sont d’origine tribale et religieuse. Des villageois sont massacrés à coups de machette ou brûlés vifs dans leurs maisons. Des paisibles citoyens innocents sont attaqués et tués dans leurs propres lieux de cultes. Des hommes et des femmes ainsi que des enfants sont tués par des miliciens des deux côtés (musulmans et chrétiens). De représailles en représailles des milliers de personnes sont mortes à Jos pour rien. Les vrais coupables de ces tueries courent toujours. La  semaine  dernière une cour nigériane a condamné 15 personnes à 10 ans de prison chacune sous l’inculpation d’être impliquées dans les violences de Jos en mars, qui ont fait 109 morts. Ce 24 décembre encore, à la veille de la fête de Noël trois bombes ont explosé à Jos faisant 80 morts selon un nouveau bilan annoncé lundi par l’agence nationale de gestion des situations d’urgence (The National Emergency Management Agency:NEMA).

Dans une déclaration faite à la presse à Jos, Alhadji Hassan Danjuma Aliu, un responsable de l’agence a précisé que ces chiffres comprenaient toutes les victimes signalées depuis le 24 décembre, ajoutant que plus d’une centaine de personnes ont été blessées.