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I am back

Après une longue absence me voila encore de retour. Je sais que j’ai beaucoup manqués à mes lecteurs, car beaucoup d’entre eux m’ont contacté. Pourquoi on ne voit plus tes articles ? Qu’est ce qui ne va pas ? Cet article est en effet une réplique à certains propos à l’égard de l’équipe nigérienne de football lors de la dernière édition de CAN. Des 16 pays qui on participé à la 28e édition de la coupe d’Afrique des Nations, seule l’équipe Zambienne a atteint son objectif. Sans être parmi les favoris les plus proches, la Zambie vient de marquer une autre page de l’histoire du sport en général et du football africain en particulier. Rare sont les pronostiqueurs qui peuvent miser sur une éventuelle arrivée des Zambiens à une phase finale de la CAN. En battant de 8 buts à 7 l’équipe ivoirienne, la Zambie vient de se faire une place au soleil. La chance leur a sourit. Longtemps considéré comme les grandes nations du football africain et équipe favorite, la Côte d’Ivoire de Drogba a échoué devant les compatriotes de Kalusha Bwalya. Pendant tout le temps de jeu, les Zambiens ont su résistés à l’offensive des Ivoiriens sur de remporter cette coupe. L’arbitre et ses assistants ont su déjouer toutes les tentatives de tricheries de Drogba. Ce même Drogba qui pensait tout au fond de lui qu’une équipe comme celle du Niger ne doit pas aller à la CAN. La CAN n’est pas une affaire de famille. On participe à la CAN par mérite.

La lutte traditionnelle, sport « Roi » au Niger

La lutte traditionnelle  occupe une place de choix dans la vie sociale au Niger. Elle  est depuis longtemps considérée comme un élément clé de la culture nigérienne. A travers l’organisation d’un championnat annuel, cette pratique sportive contribue véritablement dans l’affirmation de l’unité nationale. C’est le sport roi du pays. La lutte constitue un lieu de retrouvailles. Il est de tradition dans tous les villages au début de la saison de pluies (Mai-juin qui coïncide avec le retour des exodants) et à la fin des récoltes (octobre-novembre de chaque année), des combats inter-villageois s’organisent. Ceci marque, la preuve de leur force et leur enthousiasme. Pour cela, l’État nigérien a depuis, pris les choses en main. En 1975 le premier championnat fut organisé à Tahoua, une région considéré comme le fief des lutteurs. Des arènes ont été construites dans chaque région, et le championnat est devenu tournant pour permettre à chacune de bénéficier de la manne économique et financière qu’il draine avec le rassemblement de quelque 5 à 8 milles  personnes. Pour un championnat chaque région amène 10 combattants (officiellement).

Vue son importance et son soutient populaire cette discipline bénéficie d’une importante subvention de l’État. Toutes les éditions sont retransmises en direct à la radio et à la télévision nationale. À la fin de chaque championnat le lutteur qui n’est pas terrassé devient champion national. Il  est couronné « Roi des arènes ».

Comme toutes les disciplines sportives, la lutte a ses propres règles. L’objectif de la lutte est de faire tomber l’adversaire ou de le vaincre par décision du corps arbitral. L’aire de combat, en sable fin, est de forme circulaire, d’un diamètre de 15 à 20 mètres. Elle comporte une zone de protection (constituée de sacs amortissant). Les lutteurs se présentent torse nu, avec le  » walki  » (peau de bouc ou de chèvre) ou en culotte qu’ils attachent au hanche.  Dans l’arène pour chaque combat il y a 3 personnes, 1 arbitre central, deux juges. La table technique est composée quand à elle des directeurs techniques nationaux, du chronométreur et du marqueur. Ils  coordonnent les activités et veille à l’application stricte du règlement. La lutte traditionnelle est lieu de démonstration des toutes sortes de rituelle ; de magie chez les combattants.

La lutte se pratiquait de manière réellement traditionnelle. Elle symbolise la fierté de tous les nigériens. Toutes fois, des modifications (tentative de sa modernisation) apportées dans la discipline risqueront de porter un coup dur à sa popularité. Depuis maintenant plusieurs championnats ont assiste à des vagues de contestations de victoires liées au nouveau règlement. La lutte traditionnelle est un  patrimoine culturel et un baromètre politique au Niger qui  plonge ses racines dans la nuit des temps. Cette année le championnat est à sa 32e et se déroule actuellement à Tillabéry.