L’historique du peuplement de Tahoua

Selon une étude monographique de Elhadji Alilou Noma (Février 2002) natif de Tahoua et premier Maire de la dite localité, les premiers occupants seraient des païens qui habitaient dans l’Aïr venant du Soudan Oriental.

De tradition animiste, ils sont classée en deux(2) catégories :

–          Les Azna Massafat, autochtones ayant primitivement habité les cavernes de la forêt de Babayé et croyant à l’existence de deux (2) divinités invisibles : le caillou pour le fétiche de Babayé et le mamelin pour le fétiche de Tahoua.

–          Ils sont les maîtres du sol et incarnent la surveillance de territoire. Ils sont respectés par la terre par leur appartenance à la caste des puisatiers.

–          Les Aznas ordinaires sont des différentes ethnies qui forment tout autour des Azna Masaafats, le village de Tahoua. Ils croient au culte de possession (Bori) et sont considérés comme les vassaux des Azna Massafats. Ils possèdent à l’intérieur des groupes de familles, des génies qui viennent renforcer les actions de fétiches de Babayé.

–          Autrefois les chefs de Tahoua portaient le titre de Magagi et le 1er Chef s’appelait Magagi Gardo venu du Nord à la recherche des pâturages. Il fonda le quartier Guidan Fako actuel quartier Kourfeyaoua II.

–          Magagi Amintchi succède à Gardo

–          Magagi Mado fut le 3ème Chef, venant d’Illéla Ader, il sera chassé par les habitants de Tahoua

–          En 1901, Tankari, né vers 1872, fut le 1er Chef nommé par les colons français; il finira par fuir le trône parce que menacé de mort par ces derniers qui tuèrent un de ses esclaves.

Après lui, 8 chefs de cantons se sont succédés et l’actuel chef élu le 30 janvier 1977 avec acclamation s’appelle Maharazou Moussa dit Abba, né vers 1928 à Tahoua.

Les premiers habitants de Tahoua vivaient principalement de l’agriculture, de l’élevage et de la chasse.

L’histoire de Tahoua, fut marqué par plusieurs événements sociaux dont les plus importants sont :

–          l’arrivée des blancs en 1900;

–          les famines cycliques (Makagé en 1917, Tamakay en 1932, Tchin Goudjiya en 1938, Kantakakagué en 1984);

–          les guerres (Guerre de Kaocen en 1918, Yakin Sidi Adou en 1964);

–          les attaques des prédateurs des cultures et les épidémies;

–          le partage du canton de Tahoua en trois (cantons de Tahoua, Kalfou et Bambeye) en 1945.

Pour plus d’information retrouver la mamographie de toute la région en cliquant sur ce lein.

Le policier corrompu escroqué

S’il y a une chose dont les habitants de Tahoua se plaignent beaucoup, est la raquette policière dont ils font face tous les jours. Le manque de pièces; pas de permis de conduite ou oublié, non port de casque  sont entre autres les délits que veulent constater les policiers chez les usagers ici à Tahoua. Les motocyclistes faufilent entre les ruelles pour échapper à leur  contrôle. Parfois même s’ils réussissent à les éviter dans un virage, avec le système de communication actuelle (cellulaire) ils avertissent leurs collègues stationnés quelques part dans la ville. C’est un vrai réseau ; une  vraie « chasse à l’homme ». Ce jour là un des policiers qui gère le trafique à Tahoua tombe sur un usager qui n’est pas en règle et beaucoup plus mal intentionné que lui. Malgré ses tentatives de contour l’agent réussi à le stopper. Il négocia en vain (avec un billet de 1 000) l’agent. Le policer a compris que sa victime n’est pas « un gros gibier ». Il l’obligea à descendre de sa monture et amena la moto en demanda au propriétaire de le rejoindre au commissariat   s’il a besoin ‘elle.

Le malheureux paya toutes les contreventions faites à son noms au commissariat. Au moment de retirer sa moto il s’exclama « mais où sont mes trois pièces de pagnes accrochées à la moto ?» les policiers présents rétorquaient qu’ils n’ont vu aucune pièces de pagne. La discussion devient chaude entre eux. Le policier responsable de son interpellation arriva, on lui fait part de tout ce qui s’est arrivé. Fou de rage il se précipita sur le motocycliste qui l’évita de justesse. Le motocycliste ajouta que ce n’est pas tout, « je t’ai remis un billet de 10 000 franc CFA tu dois me le rendre puisse que tu m’as amené au commissariat ». L’accusation est grave. Il vient d’être accusé de corruption dans leur propre bureau ! Conscient de la gravité de la situation et pour éviter que cela tombe dans les oreilles des patrons, on demanda au motocycliste d’évaluer le montant de ses pièces de pagne ainsi que les 10 000 qu’il prétend avoir donné à l’agent. Au total après la sommation la facture payée par le policier s’élevait à 75 000 F contre 8 000 F de contravention payé par l’usager. A malin, malin est demi. Notre policier vient d’être d’épouiller de presque de tout son revenu mensuel. Il a sous estimé le motocycliste et récoltés les pots cassés.

La femme de ménage à Tahoua

Parfois ignorées, les bonnes sont devenues à Tahoua une « denrée » rare. Pratiquement exercé par les femmes touaregs et quelques côtières (qui coûtent très chères) le travail des bonnes assure beaucoup l’équilibre dans les familles (surtout fonctionnaires). Toutes fois ces bonnes constituent une source de dislocation de bon nombre de foyers. Chargée de faire le ménage, la bonne très mal intentionnée cherche à conquérir mai guida (le mari) à l’insu de madame. Si le mari est un inconséquent et irresponsable il tombe assez facilement dans le piège. D’autre part c’est le mari même qui provoque. Très rare sont les bonnes qui contredisent leur « patron ». Dans le souci de garder son poste elle accepte les avances de Monsieur. C’est pourquoi aujourd’hui certaines femmes refusent d’embaucher une bonne. Même si elles le font ; elles optent pour une qui est trop âgée et/ou moins attirante. Une bonne jeune est à craindre surtout avec les hommes d’aujourd’hui affirment-elles.

Ouvre ta bouche quand ce que tu as à dire est plus important que le silence!