Echo du référendum à Tahoua

Après la formation des membres des bureaux de vote et leur acheminement (Jeudi, Vendredi et Samedi), aujourd’hui dimanche 31 octobre, les électeurs sortent en grand nombre pour aller voter à Tahoua. Ce vote une fois terminé, entérine l’avènement de la 7e République au Niger après celui de la 6e qui a connu tous les soubresauts et a ainsi conduit aux événements du 18 février dernier. Les membres du gouvernement de transition et autres partis politiques ont mené une campagne à tambour battant pour la popularisation de cette nouvelle constitution. Ils ont sillonné presque tout le pays. Ils ont été partout là où leurs moyens leur permettent. Cette  campagne de sensibilisation a été menée en effet sans difficultés majeures.

De tous les bureaux visités dans la ville de Tahoua un calme régnait ce matin. Les membres des bureaux de vote présents à l’heure et les électeurs disciplinés, bien préparés d’avance se mettent en rang pour pouvoir accomplir leur devoir civique. Toutes les conditions minimales sont crées à fin que les choses se déroulent normalement. La participation dans cette ville de Tahoua, il faut le rappeler, est fonction des quartiers.

20 800 bureaux de votes ont été crées à travers tout le pays pour ces élections et pour un coût global de 3 000 000 000 de F CFA. On dénombre à cet effet près de 6 700 000 d’électeurs. Toutes fois ces élections référendaires n’ont pas un très grand engouement comme  les présidentielles ou autres législatives. La plus part des électeurs ignorent même les vrais motifs de ces élections. La plus part des gens ne savent pas c’est quoi la constitution ni à quoi elle sert véritablement. Ici à Tahoua plus de 80% de ses habitants sont analphabètes. Aussi l’accès à l’information n’est pas garanti à tous.  Ces élections traduisent le respect des prommesses tenues par le CSRD comme le réaffirme le poprte parole du gouvernement le Col. Abdoul Karim Goukoye  dans son interview à la BBC ce matin. Les résultats commenceront à tomber dès  ce soir ou demain  ; même si par ailleurs, presque tout le monde les connait d’avance.

Entre le riche et le pauvre, de qui on doit choisir ?

Les riches, jouissent d’un niveau de vie élevé. Les pauvres doivent, eux, se contenter d’un mode de vie beaucoup plus modeste. On parle, pour ainsi dire, de deux mondes différents. Ces deux mondes coexistent au sein d’un même quartier, d’une même ville pour ne pas dire au sein d’une même famille. L’écart entre les riches et les démunies reste toujours grand. Cela dit, même dans les pays où la classe moyenne est relativement importante, les pouvoirs ne sont pas encore parvenus à combler complètement le fossé entre ceux qui ont beaucoup et ceux qui n’ont rien. Cet rapport est naturel. Les inégalités dans la redistribution sociale font que « les pauvres deviennent de plus en plus miséreux et malheureux et les riches de plus en plus fortunés et opulents ». Le monde est devenu capitaliste et les sociétés matérialistes. Que se soit fille ou garçon, toute relation rime avec matérialisme. Les belles voitures, les beau habits, une haute fonction jouent un rôle si important dans notre société. Cela  devrait être qu’accessoire. Beaucoup  de divorces correspondent à une baisse de revenu du mari. Les types qui sont riches et qui ont de l’argent, de belles voitures ou de belles motos, ont le plus souvent de belles copines. Et ils ont aussi plus de relations. Ils ont en effet tout le respect de la société. Tout le monde veut les côtoyer. Chacun veut avoir une relation quelconque avec eux. Le pauvre, seuls, ses camarades pauvres l’admirent. Il ne peut avoir d’amis que parmi ces pauvres. Aucune de ses actions n’est considérée.
 Il n’y a pas de relation gratuite. Chaque être est un matérialiste à sa manière. Bien que nous soyons poussés à être matérialiste, c’est pour le gain d’argent. Malheureusement, il est difficile d’échapper au piège du matérialisme. Seulement on doit savoir nourrir ses ambitions. Le matérialisme nous pousse chaque fois vers la dépendance. Il nous aide à cultiver la malhonnêteté. Le vrai honnête homme est celui qui ne se pique de rien. Cela dit l’homme doit avoir un esprit clair, un principe propre. La vérité doit être sa vertu. Car comme le dit Swami Vivekananda « L’homme ne progresse pas de l’erreur vers la vérité, mais de vérités en vérités, d’une vérité moindre à une vérité plus grande ». La vérité est être un idéal que tout le monde doit atteindre.

Rencontre Inter cadre de concertation des associations des jeunes du Niger 2ème Edition

« L’union  fait la force » disait l’autre. Dans la plus part de nos pays africains, la jeunesse est délaissées à elle-même. Aucun projet de développement ne concerne les jeunes et la jeunesse. Cette situation a poussé les jeunes à une prise de conscience. Ainsi ils ont commencé à s’organiser en association et autres groupes d’intérêt.  C’est dans  cette optique qu’est tenue à Tahoua du 11 au 14 octobre 2010 une rencontre Inter cadre de concertation des jeunes du Niger 2eme édition.

Après Niamey en 2009, Tahoua a accueillie cette année la rencontre inter cadre 2ème édition. Financée par l’UNICEF, cette rencontre a été organisée par le cadre de concertation de Tahoua avec l’appui technique de la Direction régionale de la jeunesse et des sports .

Il conviendrait de noter que cette rencontre a pour objectif de réunir les jeunes de différents cadres de concertation du Niger a savoir, Zinder, Maradi, Tahoua, Niamey, Dosso, Agadez, Diffa et Tillabery. Elle est  un lieu non seulement de brassage culturel, de solidarité, d’unité, de fraternité mais aussi et surtout  d’échange, d’information et de formation. En somme, quarante cinq (45) participants(Filles et garçons) dont quatre (4) jeunes par cadre pour les sept  (7) régions et Quinze (15)  jeunes pour le compte du cadre de Tahoua, un formateur et un facilitateur ont été présents à cette rencontre.

La cérémonie d’ouverture a été lancée sous le haut patronage du Gouverneur de la région  le Colonel Sani Issa Kaché à la chambre de commerce de Tahoua. Après le discours d’ouverture l’on a assisté a une foire jeunesse ; ainsi les invités et les participants ont procédé à une visite de stands où les cadres de différentes régions ont eu a présenté les activités menées au cours de l’année à travers les documents, les tees shorts, les banderoles. Les jeunes des différents cadres ont également présenté les objets et les valeurs reflétant les réalités spécifiques de leurs régions afin de valoriser la culture.

La rencontre s’est poursuivie avec la communication des représentants des différents cadres. A ce point, chaque région a la présentation de son cadre, ses activités, ses partenaires, ses ressources, ses stratégies, ses difficultés et ses perspectives.

En plus  des réflexions et échanges sur les cadres de concertation, les jeunes ont été initié à la bonne gouvernance associative, la gestion comptable et financière et à la citoyenneté.

La rencontre a été clôturée dans la nuit, le 14 Octobre 2010 par une soirée culturelle à la Maison de Culturelle (MC) Albarka Tchibaou, animée par un orchestre de la place, une troupe théâtrale, un groupe de RAP et un jeune Artiste de SOUKABE.

A noter en fin, qu’un témoignage de satisfaction a été décerné à tous les jeunes participants des différents cadres.

La pénurie du bois de chauffage à Tahoua

Depuis deux semaines, le bois de chauffe est devenu un casse tête à Tahoua. .  Le bois est la source d’énergie la plus utilisée pour la cuisson dans les ménages. Les femmes partent de quartier en quartier à la recherche des rares points de vente. Là où on en trouve il coûte cher (3 morceau de bois à 100 f C FA). Cette situation est devenue très difficile pour les femmes ménagères et autres restaurateurs. Le pétrole lampant est aussi inaccessible. Il est seulement disponible dans les stations d’essence du faite de l’interdiction sur les produits  fraudés. En plus, Le gaz n’est pas une solution. Les quelques bouteilles vendues proviennent uniquement d’Algérie. Une fois en ville elles redeviennent chères (3 kl de gaz à 4 000 FCFA) de telle sorte que mêmes les exceptionnelles familles fonctionnaires qui les achètent préfèrent utiliser le bois. Le charbon industriel produit dans la région d’Agades ne couvre pas tout le besoin national et est de mauvaise qualité. Il demande trop d’attention avant son utilisation racontent les autres.

Tahoua est située dans une zone sahélo saharienne. Elle est très menacée par l’avancée du désert. Les quelques arbres présents dans la ville sont plantés et entretenus par les occupants. Ses alentours sont presque désertiques. Ainsi, pour avoir du bois secs il faut marcher des kilomètres et des kilomètres. Cela dit, Tahoua est au départ approvisionner en bois de chauffe par des bûcherons. Ils sont tous des agriculteurs. Ils se convertissent en vendeurs de bois juste après la fin des récoltes. Cette année avec l’abondance des pluies de, la saison de récoltes a été longue. Tous les « bûcheron-agriculteurs » sont préoccupés par les travaux champêtres. Aussi les vallées arborées où l’on coupe ce bois sont toutes inondées. Il est donc difficile de trouver assez facilement du bois sec.

Eu égard à cette situation, les habitants de Tahoua ont quels jours difficiles sans bois à passer. Il faudrait attendre tout de même que ces bûcheron trouvent du temps libre et que les vallées inondées se tarissent progressivement.

Tahoua et ses Voisins

Cette année la pluie a été abondante à Tahoua. Trois fois plus importante que celle de la précédente, la pluviométrie a rassuré presque tous les résidents  de la ville. Les récoltes ont été bonnes. Cela implique la baisse des prix des denrées alimentaires. Même si les habitants de Tahoua ne sont pas tous des agriculteurs, ils vivent de l’agriculture. Comme  presque toutes les villes nigériennes, La ville de Tahoua est ravitaillée en vivres par ses zones rurales. Elle représente un pôle d’attraction pour tous ces villages et villes satellites.  Les habitants de ces centres ruraux viennent quotidiennement à Tahoua pour écouler leurs produits agricoles. Ces visiteurs ont leurs propres marchés. Mais  ils préfèrent venir et vendre à Tahoua où les choses ont plus de « valeur » affirment certains. De retour, ils achètent des articles dont ils ont beaucoup besoin chez eux. La ville de Tahoua est devenue un centre de commerce et d’échange. La situation d’échange est un comportement naturel entre la ville est ses environs. Parfois même, ce sont les commerçants et autres grossistes de Tahoua qui partent vers ces villages pour payer les produits. Arrivés en ville Ils rendent les produits chers et inaccessibles à tous. Ils créent à tout prix la pénurie. Ils trouvent toujours une astuce pour imposer leurs prix. Ces catégories de commerçants sont qualifiées de véreux.

A ce moment les yeux sont ridés vers les préparatifs de la fête de Tabaski. Pour accomplir le rite religieux chaque famille (qui a les moyens) doit au moins immoler un mouton. La population est consciente qu’avec la baisse des prix des denrées,  les moutons coûteront très chers. Cela dit, pour les jours à venir les bourses ménagères connaîtront un changement à Tahoua. Cela n’est pas du à la rareté du bétail dans la région. Car Tahoua est reconnue par sa richesse animale. Mais seulement une poigné de la population veut profiter de la situation. A chacun sa chance ; à chacun son style. Nous sommes en ville et chacun doit trouver un moyen pour s’y adapter.

Quel sera l’avenir de l’éducation dans certains établissements publics à Tahoua ?

Ce qui se passe cette rentrée au CEG2 de Tahoua est inhabituel dans les établissements dits à caractère public. Même si cela est une reforme, elle est tombée à un mauvais moment. Certains actes n’encouragent guerre les parents d’élèves dans un une ville comme Tahoua où plus de la majorité de ses résidents sont analphabètes. Les élèves qui sont transférés d’autres établissements au CEG2 sont exposés à deux surprises. Pour être accepté au sein de l’établissement il faut d’abord pour l’élève de 6e (transféré) payé 2 000 f C FA d’inscription. On n’est pas dans un établissement privée qu’à même ! Il faut payer encore au minimum 8 000 F C FA à un menuisier pour la réparation de la table du transféré. Mais, qu’est ce qui pousse l’administration du CEGII à agir ainsi ? N’ont-ils pas les infrastructures nécessaires pour accueillir tous les élèves désirant s’inscrire dans cet établissement ? Sans chercher à savoir les vrais raisons des ces changement il faut noter que cela prouve le désengagement de la municipalité et de l’état sur la question éducative.

L’école nigérienne est souffrante.  Dans un pays où la grande masse d’enseignants n’a pas une vocation et surtout le niveau, Il faut savoir choisir les réformes. A Tahoua  le  taux de scolarisés est le plus faible de tous les 8 régions que comptent le Niger. les problèmes de l’éducation sont nombreux dans cette ville.

Enfin! un CyberCafé à Tahoua

Pour des travaux informatiques on a besoin des infrastructures adaptées. A Tahoua comme dans beaucoup des régions du Niger les centres de formation en informatique et autre cybercafé sont rares ou presque inexistants. Mais avec le soutien de certains organismes surtout internationaux beaucoup des centres informatique ont commencé à voir le jour. Depuis longtemps Tahoua n’a pas un cybercafé digne de son nom. La cherté de la connexion internet et l’inaccessibilité à l’outil informatique a rendu les choses difficiles ici. En effet, ce vendredi 15 octobre 2010 le gouverneur de la région de Tahoua a inaugure  le CYBERCAFÉ de la communauté urbaine de Tahoua. Ce cybercafé il faut le rappeler, à été  financé grâce à l’appui  du programme bonne gouvernance du  PNUD.

Dans son discours de bienvenue, l’administrateur délégué de la communauté urbaine de Tahoua, M. MALIKI KAMAYE a expliqué aux invités que le cybercafé, initié et construit sur fonds propres de la communauté urbaine, est devenu opérationnel grâce à l’appui du PROJET BONNE GOUVERNANCE  PNUD, qui lui a fourni : dix ordinateurs de bureau tous neufs ; une imprimante et une connexion Internet haut débit.

Cet équipement permet à la jeunesse de Tahoua de se familiariser aux nouvelles technologies de l’information, affirme le capitaine de gendarmerie  Maliki Kamaye ABDOU. Il a  lancé un appel à l’ensemble des habitants de Tahoua, filles et garçons,  à venir fréquenter le cybercafé et une gestion rigoureuse est saine dans la gestion.

Toute fois, On ignore le coût global d’un tel investissement, dans une ville où ceux qui savent manipuler l’ordinateur se compte au bout de doigt. Mais il faut noter à cet égard que cette initiative est tout de même louable !

Après la coupure du ruban, le gouverneur de la région de Tahoua (col. SANI ISSA KATCHE) et tous les chefs de quartiers de la ville ont visité présents  le cybercafé, avant de souhaiter plein succès aux utilisateurs.

L’historique du peuplement de Tahoua

Selon une étude monographique de Elhadji Alilou Noma (Février 2002) natif de Tahoua et premier Maire de la dite localité, les premiers occupants seraient des païens qui habitaient dans l’Aïr venant du Soudan Oriental.

De tradition animiste, ils sont classée en deux(2) catégories :

–          Les Azna Massafat, autochtones ayant primitivement habité les cavernes de la forêt de Babayé et croyant à l’existence de deux (2) divinités invisibles : le caillou pour le fétiche de Babayé et le mamelin pour le fétiche de Tahoua.

–          Ils sont les maîtres du sol et incarnent la surveillance de territoire. Ils sont respectés par la terre par leur appartenance à la caste des puisatiers.

–          Les Aznas ordinaires sont des différentes ethnies qui forment tout autour des Azna Masaafats, le village de Tahoua. Ils croient au culte de possession (Bori) et sont considérés comme les vassaux des Azna Massafats. Ils possèdent à l’intérieur des groupes de familles, des génies qui viennent renforcer les actions de fétiches de Babayé.

–          Autrefois les chefs de Tahoua portaient le titre de Magagi et le 1er Chef s’appelait Magagi Gardo venu du Nord à la recherche des pâturages. Il fonda le quartier Guidan Fako actuel quartier Kourfeyaoua II.

–          Magagi Amintchi succède à Gardo

–          Magagi Mado fut le 3ème Chef, venant d’Illéla Ader, il sera chassé par les habitants de Tahoua

–          En 1901, Tankari, né vers 1872, fut le 1er Chef nommé par les colons français; il finira par fuir le trône parce que menacé de mort par ces derniers qui tuèrent un de ses esclaves.

Après lui, 8 chefs de cantons se sont succédés et l’actuel chef élu le 30 janvier 1977 avec acclamation s’appelle Maharazou Moussa dit Abba, né vers 1928 à Tahoua.

Les premiers habitants de Tahoua vivaient principalement de l’agriculture, de l’élevage et de la chasse.

L’histoire de Tahoua, fut marqué par plusieurs événements sociaux dont les plus importants sont :

–          l’arrivée des blancs en 1900;

–          les famines cycliques (Makagé en 1917, Tamakay en 1932, Tchin Goudjiya en 1938, Kantakakagué en 1984);

–          les guerres (Guerre de Kaocen en 1918, Yakin Sidi Adou en 1964);

–          les attaques des prédateurs des cultures et les épidémies;

–          le partage du canton de Tahoua en trois (cantons de Tahoua, Kalfou et Bambeye) en 1945.

Pour plus d’information retrouver la mamographie de toute la région en cliquant sur ce lein.

Le policier corrompu escroqué

S’il y a une chose dont les habitants de Tahoua se plaignent beaucoup, est la raquette policière dont ils font face tous les jours. Le manque de pièces; pas de permis de conduite ou oublié, non port de casque  sont entre autres les délits que veulent constater les policiers chez les usagers ici à Tahoua. Les motocyclistes faufilent entre les ruelles pour échapper à leur  contrôle. Parfois même s’ils réussissent à les éviter dans un virage, avec le système de communication actuelle (cellulaire) ils avertissent leurs collègues stationnés quelques part dans la ville. C’est un vrai réseau ; une  vraie « chasse à l’homme ». Ce jour là un des policiers qui gère le trafique à Tahoua tombe sur un usager qui n’est pas en règle et beaucoup plus mal intentionné que lui. Malgré ses tentatives de contour l’agent réussi à le stopper. Il négocia en vain (avec un billet de 1 000) l’agent. Le policer a compris que sa victime n’est pas « un gros gibier ». Il l’obligea à descendre de sa monture et amena la moto en demanda au propriétaire de le rejoindre au commissariat   s’il a besoin ‘elle.

Le malheureux paya toutes les contreventions faites à son noms au commissariat. Au moment de retirer sa moto il s’exclama « mais où sont mes trois pièces de pagnes accrochées à la moto ?» les policiers présents rétorquaient qu’ils n’ont vu aucune pièces de pagne. La discussion devient chaude entre eux. Le policier responsable de son interpellation arriva, on lui fait part de tout ce qui s’est arrivé. Fou de rage il se précipita sur le motocycliste qui l’évita de justesse. Le motocycliste ajouta que ce n’est pas tout, « je t’ai remis un billet de 10 000 franc CFA tu dois me le rendre puisse que tu m’as amené au commissariat ». L’accusation est grave. Il vient d’être accusé de corruption dans leur propre bureau ! Conscient de la gravité de la situation et pour éviter que cela tombe dans les oreilles des patrons, on demanda au motocycliste d’évaluer le montant de ses pièces de pagne ainsi que les 10 000 qu’il prétend avoir donné à l’agent. Au total après la sommation la facture payée par le policier s’élevait à 75 000 F contre 8 000 F de contravention payé par l’usager. A malin, malin est demi. Notre policier vient d’être d’épouiller de presque de tout son revenu mensuel. Il a sous estimé le motocycliste et récoltés les pots cassés.

La femme de ménage à Tahoua

Parfois ignorées, les bonnes sont devenues à Tahoua une « denrée » rare. Pratiquement exercé par les femmes touaregs et quelques côtières (qui coûtent très chères) le travail des bonnes assure beaucoup l’équilibre dans les familles (surtout fonctionnaires). Toutes fois ces bonnes constituent une source de dislocation de bon nombre de foyers. Chargée de faire le ménage, la bonne très mal intentionnée cherche à conquérir mai guida (le mari) à l’insu de madame. Si le mari est un inconséquent et irresponsable il tombe assez facilement dans le piège. D’autre part c’est le mari même qui provoque. Très rare sont les bonnes qui contredisent leur « patron ». Dans le souci de garder son poste elle accepte les avances de Monsieur. C’est pourquoi aujourd’hui certaines femmes refusent d’embaucher une bonne. Même si elles le font ; elles optent pour une qui est trop âgée et/ou moins attirante. Une bonne jeune est à craindre surtout avec les hommes d’aujourd’hui affirment-elles.