L’Union fait la force

Conscient qu’il n’y a pas de développement possible sans l’implication effective des femmes, l’Association pour l’Épanouissement des Jeunes et des Femmes (APEJF) a organisé week end dernier à Bagga un village situé à 25 km de Tahoua, une cérémonie de création d’une union des groupements féminins des communes rurales de Kalhou et de Bambeye. « On réussit à réaliser une œuvre de grande envergure grâce aux efforts individuels et collectifs » disait un proverbe. Le but de cette union est de rendre cette trame de la population dynamique et apte à s’impliquer davantage dans les actions de développement du pays. A cette cérémonie, 10 groupements féminins de Mogheur, Gao moussa, Talakiya dans  la commune de Bembèye et Bakin Dabagui, Bagga Tabla nomade de la commune de kalfou ont été présents. Ainsi, il a été crée une organisation appelée : Union Des Groupements Féminin Pour Le Progrès « NIYA DA HANGEN NESA » (UGFP).  A travers ce jumelage, l’union ainsi créée renforcera  le  lien de solidarité et de fraternité entre les différentes communes (Bembèye et de Kalfou). Plusieurs membres de l’autorité administrative et coutumière étaient présents à cette rencontre.

L’activité soutenue vise l’amélioration des stratégies de réduction de la pauvreté dans son ensemble à travers l’agriculture, la production de denrées alimentaires, les cultures maraîchères, l’élevage et les activités génératrices des revenus etc a dit dans son discours la Directrice de la promotion de la femme de la région de Tahoua Mme Tagardi. Tous les autres  intervenants (Préfet de la région, les administrateurs délégués des 2 communes et les chefs traditionnels) ont à tour de rôle salué l’initiative très louable de l’APEJF et promettent de tout faire pour voir la pérennisation de cette union toute première crée dans la région.

Avec l’appui des partenaires comme OCHA-Tahoua; Croix rouge ; Mutuelle Kokari ; et les services technique, l’union a déjà eu un fond de roulement. A la fin de cette cérémonie,après la photo de famille, un skech et une exopsition d’objets d’art ont été présentés à l’assistance.

Noël, une fête religieuse ou un anniversaire ?

Noël est une fête chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus de Nazareth, appelée fête de Nativité. À l’origine, cette fête était païenne et existait sous des formes différentes pour marquer le solstice d’hiver. Beaucoup de contradictions se développent autour  de cette date. Les Évangiles ne donnent aucune précision quant à la date de la naissance de Jesus. Pour certains, « la naissance de Jésus est traditionnellement fêtée le 25 décembre, mais cette date est entièrement conventionnelle, et n’a rien d’un « anniversaire ». Si c’est un anniversaire, où est donc le célébrant ? Jésus le sauveur a été trahi par ses propres disciples. Il a  quitté ce monde de façon lamentable. Mort sur une croix juste à cause de ses opinions (prêches) qui ne plaisaient pas aux gouvernants de l’époque, il a été mal compris par ses condisciples. Jésus n’a pas eu tout le temps de finir sa mission (Il me semble) . C’est pourquoi, peut être, il reviendra. Historiquement, ni l’année ni le jour de la naissance de Jésus ne sont pas connues. Peut être pendant son éventuel retour les hommes vivants de l’époque connaitront la vrai date de sa naissance. Toute fois, il faut noter que même si la date reste problématique, pour beaucoup d’économistes, Noël reste et demeure un meilleur moment pour l’économie dans l’année. Dans les pays à forte densité chrétienne, les commerçants frottent leurs mains pendant la fête de Noël. Cela, compte tenu de la fanfare et des milliards dans les dépenses qu’elle génère. Mais certains pensent que nous  serions mieux sans lui.

Un accident grave a perturbé le weekend à Galmi

Galmi est reconnu par sa production d’oignon et son hôpital dont la renommée dépasse les frontières nationales. Elle est la seule « ville » qui a une église au sens propre de son nom dans toute la région de Tahoua hormis les chefs lieu de département. Le dimanche passé après que les quelques familles chrétiennes se reposaient après une nuit de festivité à l’occasion de la fête de Noël un gros camion de 3o tonnes a semé la peur et la mort dans cette petite agglomération que traverse la nationale N°1 entre Konni et Madaoua. Selon les témoignages des habitants et le rapport de la Gendarmerie, c’est dans les environs de 12  heures locales que le camion fou en provenance de Madaoua et transportant une cargaison de mil a fait son entrée dans la petite agglomération à toute vitesse. Son jeune conducteur un certain Mahaman Sani cherchait à le maitriser en vain, car le système de freinage du véhicule ne répondait pas. Il aurait dans sa course percuté un bus de transport en commun et évité la collusion avec un véhicule particulier roulant en sens inverse puis s’est écrasé dans les habitations qui se trouvaient en bordure immédiate de la route. 6 personnes, dont 4 âgées de 55 à 75 ans et 2 jeunes collégiens, ont été tuées sur le coup et 6 autres blessées évacuées à l’hôpital de Galmi. Le chauffeur lui-même blessé a été admis à l’hôpital. Selon son propre témoignage, les ennuis du camion ont commencé dans la descente de la nationale a au moins 1 km avant Galmi. La coupelle du disque cylindre a pété ce qui a coupé le flux d’air comprimé et du liquide de freinage. Les commandes de freins ne pouvaient donc pas répondre, le camion a continué sa course dangereuse vers les maisons jusqu’au drame. Le Gouverneur de Tahoua, le Colonel Sani issa Kaché informé s’est rendu lundi derniersur les lieux de l’accident pour présenter ses condoléances, et aussi apporté un soutien matériel aux familles des victimes.

La fête de noël endeuillée à Jos au Nigéria

Les conflits inter ethniques sont devenus fréquents dans les pays africains. Au Nigeria l’État de Jos est depuis un certains temps secoués, déchirés par des guerres fratricides. Les conflits à Jos sont d’origine tribale et religieuse. Des villageois sont massacrés à coups de machette ou brûlés vifs dans leurs maisons. Des paisibles citoyens innocents sont attaqués et tués dans leurs propres lieux de cultes. Des hommes et des femmes ainsi que des enfants sont tués par des miliciens des deux côtés (musulmans et chrétiens). De représailles en représailles des milliers de personnes sont mortes à Jos pour rien. Les vrais coupables de ces tueries courent toujours. La  semaine  dernière une cour nigériane a condamné 15 personnes à 10 ans de prison chacune sous l’inculpation d’être impliquées dans les violences de Jos en mars, qui ont fait 109 morts. Ce 24 décembre encore, à la veille de la fête de Noël trois bombes ont explosé à Jos faisant 80 morts selon un nouveau bilan annoncé lundi par l’agence nationale de gestion des situations d’urgence (The National Emergency Management Agency:NEMA).

Dans une déclaration faite à la presse à Jos, Alhadji Hassan Danjuma Aliu, un responsable de l’agence a précisé que ces chiffres comprenaient toutes les victimes signalées depuis le 24 décembre, ajoutant que plus d’une centaine de personnes ont été blessées.

La fête de Noël à Tahoua.

La région de Tahoua est majoritairement musulmane. Les chrétiens qui y sont se comptent au bout de doigt.  Dans toute la ville de Tahoua il n’existe que 3 églises : une église protestante ; une église catholique et leur toute dernière  » Assemblée de Dieu ». Tous les chrétiens de Tahoua ne sont pas originaires de la ville ou de la région. La population chrétienne de Tahoua est constituée des étrangers Nigérians, Béninois ; Togolais ; Ghanéens et autres expatriés ou missionnaires. Il est très rare de citer une seule famille autochtone de Tahoua qui est chrétienne. C’est pour toutes ces raisons que la célébration de noël est sous entendu ici. Cette année comme presque toutes les autres, « Kirsimati » (appellation locale de noël) est célébrée sans tambour ni trompète. Les magasins et les super market (en petit nombre) ne connaissent aucune affluence pour l’achat des cadeaux ou de nouveaux habits.  beaucoup ignore le mythe du père noël. Noël chez nous est sans  pétards. Il n’y a pas de décoration dans les maisons, les bureaux  ou les boutiques. L’un des aspects qui informe les résidents de la ville de cette fête est le caractère chômé de sa journée et les soirées de danse qu’organisent certains établissements scolaires. Cette année c’est le groupe scolaire privé Dan Tata qui a organisé une soirée dansante au prix de 1000 le ticket à l’école et 1500F au guichet du cercle mess de Tahoua.

A la découverte de la Direction Régionale de l’Education(DREN) de Tahoua

L’éducation c’est un tout. C’est la base d’un développement durable. Un pays aux structures éducatives organisées à toutes les chances de réussir sa politique éducative. Le présent article vient pour vous faire la lumière sur ce qu’est la direction régionale de l’éducation de Tahoua.

La DREN de Tahoua consciente du rôle proactif qu’elle a à jouer dans le cadre du P.D.D.E (Programme Décennal du Développement de l’Éducation), se dote d’un plan stratégique global.  Ce plan consiste à partir des constats observés et des orientations du Ministère à programmer de coordonner des actions concrètes sur le terrain afin de corriger et réaliser les objectifs du P.D.D.E.

Ce plan priorise l’efficacité des actions entreprises. Cette efficacité passe par les restructurations et la responsabilisation du travail ; le renforcement de ses effectifs administratifs et des moyens mis à sa disposition.

La seconde priorité est le renforcement de la qualité de l’enseignement par des moyens de concertation entreprise avec le PTF œuvrant dans la région.

Une attention soutenue est portée sur des actions exécutées, responsabilisées et suivies dans les composantes suivantes :

1. LA COMPOSANTE ACCÈS :

  • Programme  de construction de classes
  • Programme  d’installation de latrines
  • Programme  de fourniture, de tables/bancs
  • Programme  de fourniture, de livres de lecture et de Maths
  • Programme  de promotion de la scolarisation
  • Programme  de scolarisation des jeunes filles
  • Programme   d’implantation de COGES  (Comité de gestion des établissement scolaires)et APE (Association des parents d’élèves) dans toutes les écoles (une école/un COGES)
  • Programme   de formation de tous les COGES et APE

2. LA COMPOSANTE QUALITÉ

  • Programme  de renforcement des capacités des enseignants
  • Programme  de renforcement des CAPED (Cellule d’animation pédagogique)
  • Programme  de renforcement de la formation des maîtres plans de recrutement des contractuels parmi les retraités (si possible)
  • Programme  de formation pour les directeurs d’écoles

3. LA COMPOSANTE RENFORCEMENT

  • Programme  de restructuration organisationnelle de la DREN
  • Programme  de restructuration organisationnelle des inspections
  • Programme  de renforcement des compétences du personnel administratif de la DREN et des inspections (plan de formation continue)
  • Acquisition de matériels nécessaires au bon fonctionnement administratif
  • Programme d’infrastructures pour la DREN et pour les inspections
  • Plan de communication efficace : Interne (véhiculer l’information) Externe (relation avec la population et les responsables civils).

La lutte traditionnelle, sport « Roi » au Niger

La lutte traditionnelle  occupe une place de choix dans la vie sociale au Niger. Elle  est depuis longtemps considérée comme un élément clé de la culture nigérienne. A travers l’organisation d’un championnat annuel, cette pratique sportive contribue véritablement dans l’affirmation de l’unité nationale. C’est le sport roi du pays. La lutte constitue un lieu de retrouvailles. Il est de tradition dans tous les villages au début de la saison de pluies (Mai-juin qui coïncide avec le retour des exodants) et à la fin des récoltes (octobre-novembre de chaque année), des combats inter-villageois s’organisent. Ceci marque, la preuve de leur force et leur enthousiasme. Pour cela, l’État nigérien a depuis, pris les choses en main. En 1975 le premier championnat fut organisé à Tahoua, une région considéré comme le fief des lutteurs. Des arènes ont été construites dans chaque région, et le championnat est devenu tournant pour permettre à chacune de bénéficier de la manne économique et financière qu’il draine avec le rassemblement de quelque 5 à 8 milles  personnes. Pour un championnat chaque région amène 10 combattants (officiellement).

Vue son importance et son soutient populaire cette discipline bénéficie d’une importante subvention de l’État. Toutes les éditions sont retransmises en direct à la radio et à la télévision nationale. À la fin de chaque championnat le lutteur qui n’est pas terrassé devient champion national. Il  est couronné « Roi des arènes ».

Comme toutes les disciplines sportives, la lutte a ses propres règles. L’objectif de la lutte est de faire tomber l’adversaire ou de le vaincre par décision du corps arbitral. L’aire de combat, en sable fin, est de forme circulaire, d’un diamètre de 15 à 20 mètres. Elle comporte une zone de protection (constituée de sacs amortissant). Les lutteurs se présentent torse nu, avec le  » walki  » (peau de bouc ou de chèvre) ou en culotte qu’ils attachent au hanche.  Dans l’arène pour chaque combat il y a 3 personnes, 1 arbitre central, deux juges. La table technique est composée quand à elle des directeurs techniques nationaux, du chronométreur et du marqueur. Ils  coordonnent les activités et veille à l’application stricte du règlement. La lutte traditionnelle est lieu de démonstration des toutes sortes de rituelle ; de magie chez les combattants.

La lutte se pratiquait de manière réellement traditionnelle. Elle symbolise la fierté de tous les nigériens. Toutes fois, des modifications (tentative de sa modernisation) apportées dans la discipline risqueront de porter un coup dur à sa popularité. Depuis maintenant plusieurs championnats ont assiste à des vagues de contestations de victoires liées au nouveau règlement. La lutte traditionnelle est un  patrimoine culturel et un baromètre politique au Niger qui  plonge ses racines dans la nuit des temps. Cette année le championnat est à sa 32e et se déroule actuellement à Tillabéry.

Une autre épreuve attend Tanja et ses partisans

L’arrestation de l’ancien président de la 5e et 6e République du Niger Mamadou Tanja par les militaires au pouvoir a suscité beaucoup de vague d’indignation et de condamnations par ses partisans de l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Des associations civiles nigériennes à la cour de justice de la CEDEAO d’aucun pense que la détention de monsieur Tanja sans inculpation n’est juste et légitime. De pression en pression, les autorités actuelles de Niamey ont cédé. Les partisans du vieux président ont gagné cette partie mais il me semble la suite devient plus difficile surprenante et gênante pour leur héros. Car le 14 décembre passé la haute cour de justice a levé l’immunité de Tanja. Avec cette tournure, les choses deviennent compliquées plus compliquées d’ailleurs pour ceux qui veulent voire désormais Tanja en liberté. La levée de l’immunité ainsi son éventuelle traduction en justice est une grande surprise pour presque un grand nombre de nigériens qui suivent de près ce scénario. Selon Laouali Danda, ministre et porte parole du gouvernement, le nom de Tanja a été cité dans de cas de malversations financières concernant certaines sociétés (NIGELEC ; SONIDEP ; etc) dirigé par ses bras droits quand il était au pouvoir. Entant qu’accusé il doit venir s’expliquer ou se défendre devant les tribunaux ajouta t-il.

S’expliquera t-il oui ou non ? Procès ou pas procès les prochains jours nous édifieront.

L’école Normale « Kaocen » fête le 18 décembre à sa manière

La fête de la proclamation de la république au Niger est comme dans autres pays d’Afrique un moment de festivité, de manifestation de joie. Cette année l’école normale Kaocen de Tahoua (ENIK) à organisé deux cérémonies :

La première activité est une conférence sur le thème : Lutte contre le SIDA en milieu scolaire. Cette conférence a été animée par le point focal de lutte contre le SIDA à la Direction Régional de la Santé publique de Tahoua (DRSP) Mr Abdouramane Maja. Accès sur l’historique de la maladie au Niger en général et dans la région en particulier le conférencier dans brillant exposé fait l’inventaire des voies et moyens de contraction de la maladie. Malgré qu’il soit sans remède Mr Maja a parlé des comportements à adopter pour éviter le SIDA. Il faut noter que cette conférence qui est une première dans cet établissement a vu la participation des responsables de l’école, des encadreurs ainsi que des élèves. Juste après la fin de questions réponse le Directeur de l’ENIK  Mr Mahamadou Adamou Seyni affirme que cette action est vraiment louable et elle doit être pérennisée.

La deuxième partie de la célébration a été l’animation culturelle dans l’enceinte même de l’école. Animée par l’orchestre « chaud » de la ville et le groupe traditionnel, cette soirée a rassemblée autant de monde que l’on pensait. Une fête se célèbre une fois, l’ENIK a trouvé sa propre façon de le faire.

La République du Niger a 52 Ans

18 décembre 1958, 18 décembre 2010 voila 52ans que la République du Niger est née. Loin des océans et des mers ce pays ouest africain est dit désenclavé enclavé. Le Niger est un pays steppique, il se situé entre l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Tchad, la Libye, le Mali et le Nigeria. Depuis hier nuit tous les hommes et femmes des 8 régions (Agades, Diffa, Dosso, Maradi, Niamey, Tahoua, Tillabéry, et Zinder) que compte le pays, se sont préparés pour les cérémonies de ce grand événement. Ici à Tahoua à 8 du matin déjà la tribune publique est déjà pleine à craquer de monde. Tous les corps de défense sont présents dans un décor multicolore qui signifie sans poser de question qu’il s’agit d’un événement grandiose.les musiciens de tout bord animaient l’assistance. Ce fut ensuite quelques heures après l’arrivée et l’installation des chefs de services et autres officiel (Chef de canton, leaders religieux, différents organismes et associations de développement opérant dans la région et chef des partis politiques). Ensuite, fut celle du Gouverneur accompagné de son cabinet au complet. Le passage de la caravane des chameaux et des chevaux a été aussi un moment très festif. Le clou de la cérémonie a été marqué par le discours du Col. Issa Kaché gouverneur de Tahoua après la parade militaire des forces de défense et de sécurité (FNIS). Dans son intervention il a rappelé aux festivaliers les circonstances historiques de la création de la République du Niger ainsi que les bouleversements subis jusqu’ici.

Après la tribune, c’est ensuite la visite chez les uns et les autres (entre fonctionnaires) pour les félicitations. Toute fois, il faut noter que malgré son caractère national (jour férié) cette fête est oubliée du grand nombre des nigériens. La république ne leur dit rien et elle n’a aucun sens pour eux.