Problème de loyer à Tahoua

L’une des difficultés que rencontre un étranger venu s’installer à Tahoua est le manque de logement. Les maisons à louer font défaut à Tahoua. Contrairement à certaine villes du Niger, même s’ils existent, les « célibatérium » se comptent au bout de doigt à Tahoua. Les  rares villas à louer ne sont pas à la porter de tout le monde. Beacoup de Nigériens vivent toujours en dessous du seuil de la pauvreté.  Pour avoir une maison il faut d’abord informer ses camarades ou voisins d’avance deux à trois mois. Le fonctionnaire qui veut quitter ou changer sa maison, informe un autre fonctionnaire qui lui aussi s’il n’a pas le besoin informe un autre, ainsi de suite. Non seulement ils sont rares et coûtent cher, certaines maisons à louer à Tahoua ne répondent à aucune norme ou standard. Depuis la crise alimentaire de 2009 qui a vu l’arrivée de beaucoup d’ONG humanitaires dans la région, le prix du loyer s’est vertigineusement grimper.  Chercher  une maison à louer aujourd’hui à Tahoua pour soi ou pour quelqu’un, est un vrai casse-tête. Cela équivaux à chercher « les poux sur une tête rasée ». Même si on en trouve, elle doit être de mauvaise qualité ou à un prix exorbitant. Le système de contrat de bail n’existe pas. Tout se fait de bouche à bouche, de façon informelle. Cela rend parfois délicates les relations entre le locataire et le propriétaire de la maison qui peut l’expulser quand il veut. Il peut rehausser les frais du loyer sans aucune raison ni t’avertir. Il se cache toujours derrière des prétextes fallacieux : » Le vrai propriétaire de la maison est revenu de l’exode » ; « mon enfant se marie la semaine prochaine et c’est ici qu’il doit vivre avec sa femme» ; « j’ai vendu la maison elle ne m’appartient plus » ; etc.

Dans les programmes politiques des différents gouvernements qu’a connus le Niger, la question du logement est presque inexistante. De nos jours le secteur immobilier est très promoteur. Les opérateurs économiques de Tahoua et du Niger doivent penser à investir dans ce domaine. Ils allégeront à travers cela, la souffrance des populations en matière de logement. L’État ainsi que les nouvelles autorités municipales une fois installées, doivent ausi, faire de l’accès aux logements  une priorité fondamentale.

Les SMS, une autre voie pour mobiliser les électeurs au Niger

La campagne électorale est terminée depuis le Samedi 29 janvier à minuit au Niger. A travers les échos reçus cette campagne s’est déroulée dans de très bonnes conditions. Aucun candidat ou candidate ni supporteur n’a été inquiété. Les différents candidats ont sillonné le pays partout où leurs moyens le leur permettent tout en présentant aux populations leurs programmes politiques. Après la fin de la campagne, toute autre forme de propagande est interdite par le code électoral nigérien. Toutes les affiches et autre banderole affichées sur les murs les maisons, les voitures  doivent en principe être retirées avant le jour du vote. Ce matin, se sont des messages textes qui ont été envoyés via des céllulaires à Tahoua par des proches des différents candidats, des partisans et sympatisans pour mobiliser leurs électorats à fin d’avoir un bon score.

« Le 31 janvier 2011 nous sommes appellés à choisir un homme qui presidera aux destinées de notre cher pays le NIGER…L’avenir de nottre pays est entre voos mains chers électeurs c’est pourquoi je vous demande de faire le bon choix. Mon choix c’est SE El Hadj Mahamadou Issoufou candidat du PNDS et j’espere que c’est le votre aussi. Votons tous pour lui pour qu ensemble nous fassions le vrai changement !Faites preuve de patriotisme passez e message ! La sagesse au service de la nation !Il n’est pas trop tard vous pouvez faire le choix ! Nous ferons la différence ! Tous ensemble pour un Niger prospere »

 « vou rappeler d plu k mon frere isiakou e candidat o election legislativ de MNSD NASSARA ici à tawa cher electeurs vtr participation e vivment souhai je vou pri de nou aide en votan Pr cet homme ki en particulier dpendra san dfayenc l’avenir d la region.Merci »

Malgré la qualité du style, ces types de SMS on presque fait le tour de toutes les villes nigériennes. Cete innovation est une première au pays. Même si on ignore les vrais initiateurs, il faut reconaitre que la façon de faire la promotion d’un candidat a bien évolué au Niger.

Les réseaux sociaux, un autre monde à part.

Aujourd’hui il faut être hypocrite pour nier l’apport et l’influence  des réseaux sociaux dans nos sociétés. Animées par des personnes lettrées et qui savent galoper l’outil informatique, les réseaux sociaux sont une tribune du donner et du recevoir. Ils sont expressifs dans la plus part des cas grace aux jeunes et à la jeunesse qui leur font beaucoup confiance tous les jours. Les réseaux sociaux constituent en effet leur refuge pour extérioriser leurs pensés. Le réseau social est devenu pour bon nombre d’internautes une famille. Regroupant divers personnes de diverses nationalités, aux idées et sensibilités différente, il est appelé le « pays virtuel ». Les  « citoyens » de ce pays expriment leurs points de vue en toute liberté. Ils pratiquent des jeux et se défient entre eux. Les réseaux sociaux constituent à cet égard une vitrine importante pour la communication. Le nombre d’inscrit sur ces réseaux dépassent largement la population de beaucoup de pays dans le monde. Les réseaux sociaux à l’image de Youtbe, Flickr, OpenBC, FaceBook, Twiter, Viadéo , MySpace, LinkedIn, 6nergie enregistrent des millions d’internautes à travers la planète. Rien que sur faceBook, (l’un des réseaux sociaux le plus utilisé) on dénombre aujourd’hui plus de 300 millions d’inscrits. Sa population atteint celle des Etats unis aujourd’hui. C’est pourquoi il est considéré comme le 3e pays mondial virtuel. Les gens viennent s’y exprimer, se divertir. Ils partagent des expériences, des photos, découvrent des amis. Ils tissent un lien et créent des relations. Même si ces réseaux sociaux d’une part, constituent une menace réelle pour l’éducation surtout des enfants à travers leurs côtés négatifs, on peut toujours croire qu’ils constituent un élément fondamental pour le changement dans nos sociétés. Barack Obama le sait bien. FaceBook a beaucoup contribué pour son élection à la maison blanche. L’ancien président Tunisien Ben ALi ne pardonnera jamais peut être à FaceBook et ses créateurs pour avoir beaucoup contribué à sa chute ainsi probablement à sa déchéance. Seulement, souhaitons que la pénurie probable d’adresse d’IP n’ apportera aucun tort à l’épanouissement de ces réseaux sociaux.

L’arrêt de la cour constitutionnelle divise la classe politique au Niger

Photo:Siège Cours Constitutionnelle Niger

L’arrêt rendu le 13 janvier 2011 par la cour constitutionnelle à Niamey, n’a aucun doute. Tous les  Nigériens sont unanimes et convaincus que cet arrêt n° 002/11/CCT/ME de la cours ne comporte aucune anomalie. Les personnes siégeant dans cette cour ont dit le droit, rien que le droit. Cet arrêt c’est un rappel, empêche à certains candidats dont les dossiers comportent des irrégularités de se présentés aux élections législatives du 31 janvier prochain. Même s’ils ont reconnu tous leurs erreurs (dans la constitution de ces dossiers), cette disposition de la loi nigérienne a fait verser beaucoup de salives au sein surtout de la classe politique nigérienne. Ils veulent faire changer à la cour sa décision pour ainsi permettre à tous les candidats de se présenter à ces élections. 8 des 10 partis en course pour la présidentielle voulaient qu’on retouche l’arrêt tandis que les 2 autres se sont opposés catégoriquement. Une décision inviolable ! Cette situation a entrainé une série de rencontre en les différentes parties concernées et le Président de la transition, le Général de corps d’armé Salou Djibo en vue de le dissuader à convaincre la cour constitutionnelle de revoir son arrêt. La présence du médiateur de la CEDEA Abdou Salami Aboubacar l’ancien président du Nigeria n’a pas fait changer aux membres du CSRD leur position : l’arrêt d’une cour constitutionnelle est irrévocable. Cette disposition a crée un déphasage entre ceux qui veulent qu’on respect l’arrêt de la cour et les partisans de AGIYARA (arrangement). Cela a mis fin à toutes les alliances passées entre ces partis. Ainsi hier, les partisan de AGIYARA ont crée leur alliance dénommée l’ARN : alliance pour la renonciation nationale. Les politiciens Nigériens voire même Africains sont tous des mauvais perdants. Ils oublient carrément les principes d’une compétition.Dès lors tous les Nigériens ont compris que ces politiciens font la lutte pour eux seuls. Toujous égoïstes, les aspirations du peuples ne les concerne  guerre. Ils ne pensent qu’à leurs propres intérêts. En cela, les électeurs Nigériens doivent bien les sansctionner le lundi prochain.

Après la chicotte de Tanja, Bazeye vient de mettre fin aux rêves de certains Politiciens Nigériens.

Photo: Siège Assemblée Nationale du Niger

Le Conseil constitutionnel que dirige Bazeye a rejeté toutes les listes de candidatures comportant des irrégularités pour les élections législatives du 31 janvier prochain. Cet arrêt a soulevé des reniements et des débats au sein de la classe politique nigérienne. Cela n’est pas du goût des politiciens habitué de « A GIYARA » (arrangement).’ Les politiciens Africains en général et Nigériens sont tous des mauvais perdants.  Depuis que cette décision de la justice est tombée, c’est une séries de rencontre et d’appel visant à convaincre le président de la transition Salou Djibo de faire quelque visant à remettre en cause l’arrêt de notre cour constitutionnelle. En rappelant à ces politiciens les raisons de sa venue au pouvoir le 18 février 2010, il nie catégoriquement les doléances égoïstes des ndernier. Dans la foulée, les acteurs de la société civile nigérienne lui ont emboîté le pas. Du coup, l’on se demande si l’histoire récente de notre pays ne va pas rattraper, très vite, les prétendus démocrates ? Le Mardi 18 Janvier 2011 restera une date graver dans la mémoire des ces politiciens Nigériens. Une fois de plus ils viennent de montrer leurs incapacités à monter de simples dossiers de candidatures. Et pourtant il y a des magistrats et des routiniers des dossiers de candidatures, des anciens présidents d’Assemblées, des anciens Premiers ministres et mêmes des anciens Présidents de la République parmi eux. La cour constitutionnelle vient de leur démontrer  que le Niger et les Nigériens n’accepteront pas du n’importe quoi. L’heure est à la vigilance  et au respect des principes de la République. Quelle Honte pour mon Pays. Va-t-on continuer à ridiculiser ce pays par l’inconséquence des inconséquents ? On comprend aisément pourquoi ils vociférèrent tous pour refuser l’introduction de critère de niveau dans notre assemblée Nationale. Les politiciens nigériens doivent mettre en tête que le développement rime ave l’intelligence, la compétence. Le Niger à besoin des responsables lettrés bien éduqués. Il a besoin des hommes et des femmes rigoureux, responsables. L’Assemblée Nationale nigérienne est de tout temps constituée des personnes dont la majorité ne sait ni lire ni écrire. Cela explique aisément que les partis politiques au Niger ne se préoccupent pas de nos aspirations, ni de nos ambitions.  L’ironie du sort, ce sont ces mêmes incapables à qui nous voulons « confier la création des lois »Pauvre Niger ! Aujourd’hui avec la nouvelle loi électorale, un analphabète comme mon cousin Ambouta ; Agali ; Andillo ou Bakura (Noms des certaines ethnies et régions du Niger) ne peut prétendre à la magistrature suprême de mon noble Niger. BAZEYE MERCI.MERCI LA COUR CONSTITUTIONNELLE.  Merci pour avoir pris vos responsabilités une fois encore devant l’histoire.

Les caprices du destin: Tanja a passé sa première nuit en prison

Ex Président Tanja

Le destin est capricieux. Il est incontournable. Du haut fonctionnaire de l’état ; puis président de son parti (MNSD-NASSARA) ensuite président de la république du Niger Tanja, passe aujourd’hui au rang des inclassables. C’est un prisonnier… Dimanche 16 janvier 2011 vers 16 heures  les habitants de Kollo, une ville située à 30Km au sud de Niamey la capital du Niger ont témoigné de l’arrivée  du cortège sous haute escorte des forces de défense dans lequel se trouve Tanja Mamadou. Il a amené  l’ancien chef d’Etat nigérien, renversé en février 2010 par un putsch pour occuper sa cellule. Il  occupera peut être les même cellules qu’ont occuper les Sanoussi Jackou,Hassoumi Massaoudou, et les autres.  Au paravent Tanja était détenu  dans une luxueuse villa à Niamey quand c’est partisans ont créé cette situation inconfortable pour lui aujourd’hui. Tanja est entrain de ruminer une autre phase de sa déchéance dans cette prison de haute sécurité de Kollo. Avant le retournement de la situation « Tsoho » comme l’appel affectueusement certains, a eu le soutien de tous les Nigériens. Plus d’un Nigérien a placé sa confiance  en lui. A la dernière minute les ambitions personnelles l’ont poussé dans une situation dont nul ne connait maintenant l’issu. Le vieux Tanja a raté l’ultime occasion d’inscrire son nom en lettre d’or dans le palmarès des meilleurs hommes politiques du Niger voire même de l’Afrique. Si bon nmobreux de Nigériens s’ennuyent de son incarceration (surtout ceux de son parti), ses collègues prisonniers de Kollo froteront bien leurs mains. Ils savent que sa presence les preserverara de certains trairements hunumains que connaissent presques toutes les maisons d’arrêt au Niger. Ils bénéficieront beaucoup d’avantages. Kollo la ville du feu Tchana, connaitra elle aussi ces jours un afflux de visiteurs qui viennent montrer leur compassion à l’ancien président.

Le maraichage au Niger:Forces et faiblesse

Le Niger est un pays d’Afrique subsaharienne dont l’économie repose avant tout sur  l’élevage et l’agriculture. Cette dernière représente 40 % du PIB national. Elle  mobilise à elle seule, 91 % de la population. Malgré sa situation désertique l’agriculture constitue l’un des piliers de  l’économie nigérienne. Ainsi pour assurer la sécurité alimentaire ces populations développent des cultures maraîchères ou cultures de contre saison. Après la fin des cultures hivernales, le maraichage devient une source de revenu pour beaucoup de jeunes Nigériens. Il leur permettant en cela, de subvenir aux dépenses de la famille s’ils ne sont pas partis en exode. Avec leur petit outillage agricole (la houe, le coupe-coupe, la hache, le couteau, etc) ces agriculteurs mettent en valeurs des lopins de terres acquis tous grâce à héritage (rare sont ceux qui louent). dans la plus part des cas, cette activité est pratiquée à partir des puisards, avec des moyens très rudimentaires. De façon artisanal, ils produisent une très grande quantité de tomates ; de chou, de laitues, d’oignons pour ne citer que cela. Cette pratique constitue un tremplein au développement de beaucoup de région au Niger.

Les cultures maraichères sont profitables au Niger. Cette année, rien qu’avec la culture d’oignon assez de jeunes ont encaissé des millions de nos francs.  L’oignon est devenu il y a deux mois de cela, « l’or noir » des nigériens. Toutes fois il faut noter que, le maraichage dans ce pays se heurte à certaines difficultés. On peut citer entre autre l’insuffisance des eaux souterraines liée véritablement à la pluviométrie peut abondante. Les motopompes et autres engrais ne sont utilisés que par quelques producteurs aisés. .Une ignorance des techniques de conservations des produits agricoles .Les techniques agricole utilisées sont jusqu’ici rudimentaires et les moyens modernes presque inexistants. La grande majorité des agriculteurs au Niger  n’ont pas accès aux crédits. Le caractère informel de la production ainsi que de la commercialisation de certains produits maraîchers en particulier l’oignon ne permet pas d’apprécier sa contribution sur revenus producteurs et à l’économie nationale. Ils manquent en générale de formations et de sensibilisations. Un faible accès aux produits phytosanitaires menace aussi les productions chaque saison.

Ce secteur est si important, pour cela  nos dirigeants doivent beacoup investir.

La situation de la scolarisation de la jeune fille n’est pas encore rose au Niger

petites vendeuses dans un village de MadaouaL’éducation en générale, et la scolarisation de la jeune fille en particulier s’avère très importante quand on connaît le rôle social et économique de la femme. Le Niger fait de timides progrès en matière d’éducation et surtout ce qui concerne la scolarisation de la  jeune fille. Le manque d’instruction de centaines de milliers de jeunes filles constitue un frein au développement d’un pays. Les idées selon lesquelles l’homme et supérieure à la femme se nourrissent encore au Niger et encore dans de nombreux pays africains. Alors, beaucoup d’ enseignants interrogés, affirment que les filles sont plus intelligentes, plus courageuses et réussissent mieux que les garçons. Mais avec tout cela, les jeunes filles ou du tout, les femmes sont oubliées dans beaucoup de secteur s’ il s’agit du développement dans nos pays. Les statistiques officielles du Niger indiquent que, le taux de scolarisation des jeunes n’était que de 47,4 % au cours de l’année 2006-2007 alors que le taux global atteignait 57,1%. Mais en faite, qu’est ce qui freine cette scolarisation de la jeune fille ?

Ce faible taux s’explique sous plusieurs angles. Plusieurs obstacles socioculturels et économiques limitent la scolarisation des jeunes filles, surtout en milieu rural. À l’heure actuelle, à peine une fille sur deux va à l’école primaire, une sur dix fréquente le collège et une sur cinquante va au lycée.  Pour des questions de pauvreté, de préjugés, de croyances et de perceptions erronées   vis-à-vis des femmes en général et des filles en particulier, ce sont des milliers de filles qui sont écartées des bancs de l’école. Le développement normal d’un pays ne peut se faire sans l’apport de tous ses cerveaux, notamment ceux des femmes et autres  jeunes filles. Pour beaucoup de personnes la femme est réservée qu’aux  travaux  ménagers. Car, dans nos sociétés traditionnelles la femme se limite à être une bonne épouse, c’est-à-dire   qu’elle doit se soumettre à son mari, être une bonne mère ; ce qui la renvoie aux fonctions de procréation. Elle doit en effet assurer  l’éducation des enfants et être bonne maîtresse du foyer. Tous les travaux  domestiques sont à sa charge. En cela, elle a besoin toujours de sa  fille  qui est donc, censée rester à ses côtés pour bien assimiler les différentes fonctions de maman et d’assurer sa relève un jour.

Les  parents et les religieux les plus  radicaux considère que, la scolarisation de la jeune fille est une perte de temps  et surtout de valeurs qu’elle est censée acquérir avant de se marier. L’école des blancs est un lieu de perdition pour les filles et représente un univers qui ne les prépare pas convenablement aux pratiques de l’Islam. Aussi, l’analphabétisme de beaucoup de parents explique le peu d’importance donnée à l’éducation scolaire des filles. Certains parents considèrent, souvent de bonne foi, que les filles scolarisées échappent au contrôle familial, social et communautaire en  remettant en cause un certain nombre de valeurs et de comportements. Ils voient en elle une déracinée, une aliénée à la façon d’Indé Touti.

Fort heureusement, des campagnes de communication et de sensibilisation sont lancées par l’UNICEF, en collaboration avec le gouvernement nigérien, les ONG et Association dans tout le pays afin de convaincre les parents d’envoyer leurs filles à l’école. Un Plan de plaidoyer pour promouvoir leur scolarisation a justement été mis en place à cet effet par Oxfam Québec. Tous espèrent que ces mesures constitueront un grand pas vers l’instauration d’un Niger où la priorité sera enfin donnée aux enfants, tout particulièrement aux filles.

Qui est responsable du kidnapping des deux français et de leur mort ?

Ce qui était arrivé à Niamey cette nuit de vendredi est impensable. C’est vraiment une grande surprise : Venir, attaquer et kidnapper des personnes en pleine ville et de surcroit la capitale d’un pays. Le Niger a longtemps été un pays où tout le monde peut circuler librement. La paix et la quiétude se cultivent bien dans le pays. Les nigériens sont aussi considérés comme des amis de la paix. Si la vie des ces cibles n’est pas garantie à Niamey, comment sera celle de ce qui se trouvent à l’intérieur du pays ? Les auteurs de ces actes défient les services de sécurité nigériens, la France et ses alliés de la lutte anti terroriste. Qu’ils soient d’Aqmi, d’AlqaIida, ou les intégristes islamistes, les responsables de cet enlèvement sont les pires des hommes que l’humanité ait connus. La France est devenue maintenant la cible privilégiée des terroristes. Son mépris à l’égard de certaines couches sociales étrangères et certaines de ses prises de position ont rendu la sécurité de ses ressortissant très vulnérable. En effet, elle est en partie responsable de la mort de ses deux citoyens kidnappés dans ce restaurant nigérien. La guerre en Afghanistan, le voile intégral et les déclarations intempestives et islamophobes à droite rendent la France et les français vulnérables à l’étranger. Cette France de droite hautaine ne peut pas tous les temps défendre ses concitoyens à l’étranger. En cela, elle devrait être plus modérée sur ses déclarations. Car on sait très bien qu’avec des terroristes prêts à tout, tels que ceux d’Aqmi, la vie des otages court toujours un grand danger dans le cas d’une intervention militaire directe. Les terroristes tirent bénéfice de tout affrontement avec leséléments de forces d’intervention sur un terrain qu’ils connaissent et maîtrise parfaitement (cela est l’une des raisons qui rendent la guerre difficile est longue pour les Américains en Iraq et en Afghanistan). Ces ravisseurs n’hésitent pas un seul moment à tuer leurs prisonniers une fois qu’ils sont coincés. Chez les assassins Michel Germaneau l’option militaire n’est pas la mieux adoptée pour libérer un prisonnier. Tout le monde connait leur ambition : NÉGOCIER ET FAIRE PAYER DES RANCONS AUX FAMILLES DES VICTIMES. L’argent et leur Leitmotiv et leur maître mot.

Même si des incertitudes planent   sur le déroulement de l’intervention militaire du samedi qui a permis la neutralisation des terroristes en coûtant la vie aux deux jeunes Français ainsi que de nombreux militaires nigériens, l’arrestation des deux prisonniers nous informera d’avantage sur les ravisseurs ainsi que les meurtriers.


La fin du scrutin local et régional au Niger

Les élections municipales et régionales se sont déroulées hier au Niger sans problèmes majeurs. A peu près 6,5 millions de Nigériens étaient concernés par ce scrutin dans plus de 20 000 bureaux de vote à travers tout le pays.  Les électeurs munis de leurs cartes se sont présentés dans leurs bureaux de vote respectifs tôt le matin dès l’ouverture. Dans tous les bureaux que j’ai visité à Tahoua (École Garkawa et École Ader), les membres de bureaux ; les électeurs, les forces de défense et de sécurité, les délégués des différents partis politiques en compétitions chacun, en ce qui le concerne joue le rôle qui est propre à lui. Toutes les conditions ont été réunies hier pour des élections acceptables par tous. Du début jusqu’à la fin de ce scrutin, aucune urne n’a été volée, saccagée ou détruite. Aucun membre de bureau de vote n’a été violenté, insulté, agressé ou méprisé. Les choses se sont passées dans les normes et le respect. Même la nature hier, a contribué au bon déroulement du scrutin par l’arrêt complet de la brune épaisse qui s’abattait sur la ville de Tahoua pendant deux jours. Nous pensons avec cette allure, qu’aucun résultat ne sera déchiré lors de sa proclamation comme on l’observe dans d’autre pays africains. Les élections d’hier restent un baromètre important pour la Commission électorale indépendante nigérienne qui avait connu pour le référendum de novembre dernier des problèmes d’organisation et de fonctionnement. Nous  verrons si cette  commission  réussira  à régler et à surmonter tous ces problèmes (surtout le retard dans l’acheminement du matériel électoral) pour les législatives et présidentielles prévues le 31 janvier prochain si tout va bien.